La proposition de loi vise à renforcer la démocratie dans les entreprises françaises en réponse à la fermeture croissante de sites industriels. En 2024, la France a connu plus de fermetures que d'ouvertures d'usines, avec 71 sites menacés ou fermés. Les décisions de fermeture sont souvent basées sur des critères financiers, sans considération pour les aspects sociaux ou environnementaux. Actuellement, les décisions stratégiques sont prises par les actionnaires, laissant peu de place aux travailleurs. La proposition cherche à étendre la codétermination, un système où les salariés participent aux décisions, déjà en place dans plusieurs pays européens, mais encore limité en France.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« En 2024, le nombre de sites en péril retrouvait son plus haut niveau, avec 71 sites industriels menacés ou déjà fermés. »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« Elles dépendent exclusivement des résultats financiers de l’entreprise et sont décidées au sein d’une gouvernance qui ne prend en compte que les investissements en capitaux et non en travail. »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 4« Le droit de se prononcer sur la stratégie, qu’il s’agisse d’arrêter la production, restructurer l’activité ou de réinvestir des profits, est réservé aux détenteurs du capital, c’est‑à‑dire les actionnaires. »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 13« La codétermination se définit comme la détermination « en commun » des décisions par les salariés et les actionnaires. »