La proposition de loi vise à réformer les ordonnances de protection pour mieux protéger les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Actuellement, ces ordonnances, instaurées par la loi de 2010, permettent au juge d'imposer des mesures de protection avant un jugement pénal définitif. Cependant, leur délivrance est conditionnée par la preuve de violences et de danger, ce qui limite leur utilisation. En France, environ 4 500 ordonnances sont délivrées chaque année, un chiffre jugé faible comparé à l'Espagne. La double conditionnalité est souvent un obstacle, car les juges estiment que le danger n'est plus présent après la séparation, entraînant de nombreux rejets de demandes.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 5« l’ordonnance de protection (OP), instaurée par la loi n° 2010‑769 »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 7« 4 500 ordonnances délivrées par an en moyenne »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 8« double conditionnalité : « s’il existe des raisons sérieuses de considérer »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 11« appréciation du danger indépendamment des violences alléguées entraîne de nombreux rejets »