Ces 12 et 13 juin se sont tenus les congrès des sections communistes. L’occasion pour les militants de débattre du texte majoritaire, de l’élection présidentielle, et d’une potentielle candidature autonome.
Bourges (Cher), Gennevilliers (Hauts-de-Seine), envoyés spéciaux.
C’est un peu la version PCF du grand débat national. Dans la perspective du congrès du Parti , début juillet à Lille, les militants communistes de plus d’un millier de sections étaient invités, ces 12 et 13 juin, à amender le texte de la base commune adoptée une semaine plus tôt.
Un moment de vifs débats, au plus près du terrain. L’Humanité a posé son carnet et son stylo dans deux sections représentatives d’ une partie des discussions qui agitent le PCF : Bourges (Cher) et Gennevilliers (Hauts-de-Seine). La capitale du Berry, en plein centre de la France, a voté majoritairement pour le texte de la base commune soutenu par Fabien Roussel , à l’instar du résultat national (61,38 %) ; l’autre, lovée dans une boucle de la Seine au nord-ouest de Paris, a préféré en majorité les textes alternatifs.
À Gennevilliers, ville populaire dirigée par le PCF depuis la Libération, le vote du 7 juin a marqué une rupture. Il y a trois ans, lors du 39 e Congrès, la même section avait voté majoritairement pour la ligne incarnée par Fabien Roussel. Pas cette fois. « Il y a une bascule, les militants sont plus critiques » , confirme l’ancien secrétaire de section Zine Boukriche.
40e congrès du PCF : à Bourges et Gennevilliers, les débats reprennent à la base
