Une affaire de homards… qui interrompt des vacances à la mer. Invitée sur le plateau de « Quelle Époque » sur France 2, la journaliste et éditorialiste politique Nathalie Saint-Cricq est revenue, samedi 13 juin, sur une anecdote inattendue.
Alors qu’elle était interrogée sur sa passion pour l’actualité politique, la chroniqueuse est revenue quelques années en arrière pour illustrer à quel point son métier est mêlé à sa vie personnelle. « Quand François de Rugy a démissionné, j’étais en train de me baigner dans la mer », se souvient-elle. « Je suis sortie à toute vitesse, j’ai sauté dans le train, et je suis arrivée échevelée à la télévision. »
Cette affaire remonte à l’été 2019. Début juillet, Mediapart avait alors révélé des photos de dîners fastueux organisés à l’Hôtel de Lassay, la résidence du président de l’Assemblée nationale en 2017 et 2018, alors que François de Rugy occupait ce poste. Sur la table : des homards, du champagne et du vin à 500 euros la bouteille.
Ces dîners, organisés aux frais du contribuable, ont déclenché une polémique brûlante, qui a conduit l’ancien Ministre de la Transition écologique à démissionner. François de Rugy s’estimait alors victime d’un « lynchage médiatique » et avait déposé une plainte en diffamation contre Mediapart , écartée depuis par la Justice.
« Peut-être que j’ai été bête. Peut-être que j’aurais dû m’accrocher, ne pas démissionner », avait-il finalement déclaré, dans un entretien au Nouvel Obs à l’été 2025.
Nathalie de Saint Cricq se souvient bien de ce 16 juillet 2019, jour de la démission de François de Rugy. Elle était supposée profiter d’une journée à la plage, près de Nantes . Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. « Je vois mon mari qui s’agite et qui me fait des signes pour que je sorte de la mer, alors que j’ai mis une demi-heure à y rentrer. Et il me dit : “François de Rugy est parti” » , raconte-t-elle.
Après avoir attrapé un train, l’éditorialiste arrive à Paris pour commenter cette actualité en direct à la télévision. « J’arrive avec les cheveux salés, comme si j’avais un poulpe sur la tête », s’amuse-t-elle. Une anecdote qui illustre son quotidien, toujours relié à la vie politique française. « Régulièrement, quand je pars, je me dis “qu’est-ce qui va encore se produire ?” », confie-t-elle.
Dans une interview donnée à RTL , fin mai, l’éditorialiste avait également évoqué cet épisode. « C’était une époque où la télévision était plus excitée par la politique, alors qu’en ce moment ça se tasse, c’est plus calme » , a-t-elle estimé.
