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electionsvia RFI — Monde··4 min de lecture

À la Une: le PSG remporte une nouvelle fois la Ligue des champions

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannBruno RetailleauPatrick Kanner
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Le contexte

Le paysage politique français est en pleine effervescence à l'approche des élections présidentielles de 2027. Les partis de gauche et de droite cherchent à se positionner et à rassembler leurs bases. Raphaël Glucksmann, eurodéputé et leader de Place Publique, émerge comme une figure de la gauche non mélanchoniste, tandis que Bruno Retailleau, candidat des Républicains, tente de se forger une stature internationale.

Ce qu'il faut retenir

Le PSG a remporté la Ligue des champions, suscitant des célébrations et des incidents en France. Raphaël Glucksmann, qui n'est pas encore officiellement candidat, publie un livre et cherche à rassembler la gauche. Bruno Retailleau, candidat LR, effectue un déplacement à Kiev pour renforcer sa stature internationale. Les critiques à l'égard de Glucksmann soulignent son éloignement des réalités françaises. L'affaire Patrick Bruel continue de susciter des débats sur les violences sexuelles.

Ce que ça change

Cet article met en lumière les dynamiques politiques en vue des élections présidentielles, avec des figures émergentes et des tensions au sein des partis. La victoire du PSG, bien que sportive, est également un reflet des passions et des tensions sociales en France. Les débats autour de l'affaire Bruel soulignent l'importance croissante des questions de violences sexuelles dans le discours public.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Un mot barre la Une du Parisien Dimanche : « Légendaires ». En photo, les joueurs du PSG, sur la pelouse, explosant de joie, réunis autour de leur coupe… « " Une fois c’est historique, deux fois c’est légendaire" scandaient les supporters avant le coup d’envoi. Comment-leur donner tort ? » interroge le Parisien Dimanche . « Un titre inscrit un nom au palmarès ; deux d’affilée font entrer dans un cercle dont les membres se comptent sur les doigts des deux mains ».

« Paris est mythique », s’exclame de son côté l’Equipe , avec là encore une photo des joueurs du PSG célébrant leur victoire, la coupe brandie au-dessus des têtes. L’Equipe qui vibre à l’unisson du Paris Saint-Germain, évoquant « une deuxième étoile qui éclaire le destin du PSG d’une lumière aveuglante ».

Revers de la médaille : la soirée a été émaillée d’incidents parfois violents, en France. La Tribune Dimanche fait le compte : « 416 personnes interpellées, 7 policiers blessés ».

Certains hebdomadaires semblent avoir choisi leur candidat, à moins d'un an de l'élection présidentielle en France. Le Nouvel Obs , qui a toujours eu le cœur à gauche, affiche en Une la photo de Raphaël Glucksmann, dans une harmonie de couleurs : les yeux bleu gris du député européen, s’accordent avec un fond bleu-gris du plus effet.

« Il est impératif que la gauche démocratique et écologiste s’emploie à redonner un espoir aux Français et propose une alternative à la vague nationale-populiste qui menace de déferler », estime le Nouvel Obs , qui poursuit : « C’est le credo de celui qui prétend rassembler la gauche non mélanchoniste ». Raphaël Glucksmann, le leader de Place Publique, qui n’est pas encore officiellement candidat, publie un livre intitulé « Nous avons encore envie » dont l’hebdomadaire, publie des extraits, vantant « l’audacieux contrat patriotique » proposé par le futur candidat. « Glucksmann , nous dit le Nouvel Obs, veut reprendre à l’extrême droite le monopole du drapeau, de l’identité et du sentiment d’appartenance nationale ».

Mais l'eurodéputé n’a pas la partie gagnée, loin de là. Le Nouvel Obs évoque « la critique lancinante du candidat parisien aveugle aux souffrances des Français ». Ce que ne manque pas de souligner les socialistes (qui ont leurs propres ambitions). Patrick Kanner, le chef des sénateurs socialistes déclare ainsi : « Raphaël est un gars honnête et sincère, mais ce n’est pas lui faire injure de dire qu’il ne connaît pas le pays ».

À droite, Le Point semble miser sur Bruno Retailleau. L’hebdomadaire conservateur a suivi le candidat Les Républicains, lors d’un déplacement à Kiev, « son premier déplacement de campagne à l’étranger ». Le Point un brin admiratif car, lorsque les sirènes d’alerte résonnent dans la capitale ukrainienne, Bruno Retailleau « ne cille pas ».

À Kiev, le candidat LR a rencontré « une demi-douzaine d’officiels », « pas vraiment du premier cercle », remarque le Point , « il est finit le temps où il était ministre ». Mais cela n’arrête pas Bruno Retailleau. « Il questionne, engrange des connaissances. Très prolixe sur le narcotrafic, les Frères musulmans et le régime algérien, raconte l’hebdomadaire avec un certain enthousiasme , il creuse désormais sa réflexion sur les sujets de défense, tente de se forger une stature internationale, celle d’un homme d’É tat capable de donner la réplique à Poutine, Trump ou Xi Jinping ».

« L’affaire » Patrick Bruel, chanteur et ex-idole des jeunes, accusé de viols et d’agressions sexuelles, suscite de nouveaux commentaires. « Au total, rappelle le Nouvel Obs, trente femmes l’accusent de violences sexuelles sur les trente-cinq dernières années ». Patrick Bruel, 67 ans, se dit innocent. « Que l'on s'entende, souligne Marianne, la présomption d'innocence vaut pour pour une accusation comme pour mille. En revanche, l'argument du "parole contre parole" tient difficilement lorsque le rapport est de trente contre une ».

Le Nouvel Obs a interrogé l’anthropologue Mélanie Gourarier, spécialiste de l’étude des masculinités et de l’hétérosexualité. « Comment expliquer ce long silence autour de ces violences sexuelles, alors que "tout le monde savait" selon des témoins cités dans la presse ? », demande l’hebdomadaire. « D’abord parce que la parole est coûteuse pour les victimes, répond-elle . Témoigner porte un coup à leur carrière et génère souvent une rupture biographique, bouleverse toute la vie intime , explique Mélanie Gourarier qui remarque que « par ailleurs, la justice encourage ce silence. Moins de 10% des plaintes donnent lieu à une condamnation. Le message est clair : le coût de la parole est élevé et le criminel a peu de chances d’être condamné ».

L'anthropologue évoque aussi une « responsabilité collective », portée par l'entourage des auteurs de violences sexuelles. « On reproche aux victimes de ne pas avoir parlé "assez vite" », souligne-t-elle, « mais les personnes de l'entourage sont témoins, voire facilitatrices et elles ne parlent pas » . Un silence qu'il est sans doute temps de briser...

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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