Le scandale des violences sexuelles présumées dans le périscolaire parisien continue de s’étendre. Après un vaste coup de filet mené mercredi 20 mai dans plusieurs établissements du VIIe arrondissement, trois animateurs âgés de 30 à 51 ans doivent être présentés ce vendredi à un juge d’instruction pour des « gestes à caractère sexuel » commis sur une vingtaine d’enfants.
L’enquête concerne des faits signalés dans les écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld . Au total, 16 personnes avaient été placées en garde à vue cette semaine. Mais le parquet de Paris a finalement annoncé jeudi soir la levée des gardes à vue de 13 d’entre elles, faute « de charges suffisantes pour caractériser une infraction pénale » à ce stade.
Les trois personnes finalement déférées sont deux hommes et une femme travaillant dans le périscolaire. Une information judiciaire doit désormais être ouverte afin de préciser le périmètre exact des faits reprochés.
Selon le parquet, 44 enfants ont déjà été entendus par la Brigade de protection des mineurs dans le cadre de cette procédure. Les familles se sont également vues proposer un accompagnement psychologique ainsi qu’un examen médico-légal pour leurs enfants.
Cette nouvelle affaire intervient alors que plusieurs dossiers similaires secouent déjà les écoles parisiennes depuis des mois. Jeudi soir, le parquet de Paris a dressé un état des lieux particulièrement lourd : une centaine d’enquêtes concernent actuellement des écoles maternelles, une vingtaine des écoles primaires et une dizaine des crèches.
Le scandale a pris une ampleur politique ces dernières semaines. Le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé début avril un plan d’urgence de 20 millions d’euros consacré au périscolaire, devenu selon lui une « priorité absolue » .
