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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Affaire Lyhanna : avant le drame, un organisme américain avait déjà signalé les agissements de Jérôme Barella aux autorités françaises

Personnalités citées :Gérald Darmanin
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Le contexte

L'affaire Lyhanna concerne le meurtre d'une jeune fille de 11 ans, dont le principal suspect, Jérôme Barella, a été signalé pour des activités suspectes par un organisme américain. Cette affaire soulève des questions sur la gestion des signalements de violences sexuelles faites aux mineurs en France.

Ce qu'il faut retenir

Une organisation américaine a signalé des agissements suspects de Jérôme Barella aux autorités françaises avant le meurtre de Lyhanna. Ces signalements n'ont pas conduit à l'ouverture d'une enquête. L'Ofmin, chargé de traiter ces signalements, fait face à un volume élevé de cas, ne pouvant traiter qu'une petite fraction des alertes reçues. Les enquêtes se concentrent sur des cas prioritaires, reléguant d'autres signalements au second plan.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les lacunes dans le traitement des signalements de violences sexuelles en France. Elle soulève des interrogations sur l'efficacité des services de police et sur la nécessité d'améliorer les procédures de traitement des alertes pour protéger les mineurs.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Une organisation américaine qui lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants avait déjà repéré une activité suspecte en ligne du tueur présumé, avant de le signaler à l’Office mineurs de la police nationale française. Mais aucune enquête n’avait été ouverte

À quelques heures des obsèques de la jeune Lyhanna , 11 ans, retrouvée morte dans un silo agricole, dans le Gers, une nouvelle onde de choc vient faire remonter à la surface de nouvelles traces judiciaires et pédocriminelles du principal suspect, Jérôme Barella , selon les informations du « Monde ».

Les agissements de l’homme de 41 ans auraient en effet été repérés, bien avant l’affaire Lyhanna, par l’organisme américain NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children) qui a transmis plusieurs signalements le visant à l’Office mineurs (Ofmin) français, service de la police judiciaire qui lutte contre les violences sexuelles faites aux mineurs . Ce qui pose une nouvelle fois la question de la gestion et du traitement des plaintes et informations au sujet de Jérôme Barella.

Dans le détail, le NCMEC , qui transmet des centaines de milliers de signalements par an aux autorités françaises, collecte surtout les données sur le web et les réseaux sociaux, concernant des contenus pédocriminels hébergés en ligne, avant de les fournir aux polices nationales des ressortissants détectés.

C’est ainsi que les signalements de la fondation américaine concernant le tueur présumé ont été découverts juste après l’éclatement de l’affaire, quand il a été demandé à tous les services de police de rechercher dans leurs bases de données une référence au suspect. Signalements qui remontent à plusieurs mois et qui n’étaient pas connus de la justice. Aucune enquête judiciaire n’avait d’ailleurs été ouverte.

Du côté de l’Ofmin, il est toutefois difficile de traiter tous les signalements reçus des Américains tant ils sont nombreux et qu’ils ne sont pas toujours nominatifs. En 2024, l’ex-cheffe de l’Office expliquait à nos confrères de « 20 Minutes » que ses services ne pouvaient traiter que « moins de 1 % des signalements », évoquant le chiffre de 318 000 signalements sur l’année 2023, soit 870 par jour en moyenne.

Par ailleurs, à l’Ofmin, les enquêteurs (une quarantaine en France sur les 85 prévus par Gérald Darmanin en 2023) traitent en priorité les faits liés au livestream (vidéos diffusées en direct), ce qui relaye donc les signalements pour viol ou violences sexuelles en bas de la pile.

Enfin, si toutes les informations du NCMEC sont bien transmises à l’Ofmin, elles peuvent aussi être accessibles aux services territoriaux de police et de gendarmerie , explique « Le Monde », dans le cas où ils réalisent une demande de criblage à propos du suspect. Demande qui, semble-t-il, n’a pas été faite au sujet de Jérôme Barella.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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