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justicevia Le HuffPost··3 min de lecture

Après sa garde à vue, Andréa Bescond relance son invitation à débattre à Gérald Darmanin

Personnalités citées :Gérald DarmaninAndréa Bescond
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Le contexte

Andréa Bescond est une actrice engagée dans la lutte contre les violences faites aux enfants. Elle a été placée en garde à vue après une manifestation à Paris pour dénoncer les défaillances de la justice dans l'affaire Lyhanna. Cette affaire a suscité des débats sur la protection des enfants et la responsabilité des autorités.

Ce qu'il faut retenir

Andréa Bescond a été interpellée et placée en garde à vue après une manifestation. Elle dénonce cette détention comme arbitraire et appelle Gérald Darmanin à débattre des violences faites aux enfants. Ses avocates critiquent les conditions de sa détention et demandent des éclaircissements sur les motifs de son interpellation. Le parquet a indiqué que la garde à vue a été levée rapidement car les poursuites n'étaient pas jugées proportionnées.

Ce que ça change

Cette situation soulève des questions sur le traitement des manifestants et les droits des personnes en garde à vue. Elle met également en lumière la nécessité d'une meilleure prise en charge des violences faites aux enfants et pourrait inciter le gouvernement à réagir face aux critiques sur la justice et la protection de l'enfance.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Des marques sur le visage et des bleus aux bras. Au lendemain de sa nuit en cellule, Andréa Bescond a repris la parole, sur son compte Instagram, en fin de soirée mardi 9 juin, pour fustiger « une nuit en détention arbitraire » . L’actrice, figure de lutte contre les violences faites aux enfants , avait été placée en garde à vue après la manifestation parisienne visant à dénoncer les défaillances de la justice dans l’affaire Lyhanna.

Dans une première publication faite sur les réseaux sociaux après sa détention, Andréa Bescond avait assuré « tout va bien » . Son nouveau post s’accompagne, cette fois, d’une photo témoignant de « marques d’hommes violents » et d’un communiqué de presse de ses avocates dénonçant « fermement cette mesure de détention arbitraire en violation manifeste de tout cadre légal et des droits fondamentaux attachés à une telle mesure de privation de liberté » .

Dans son post Instagram, elle réitère son invitation à Gérald Darmanin. « Vous êtes toujours invité à débattre avec nous après la représentation » , glisse l’actrice à l’intention du ministre de la Justice. La représentation dont elle parle, c’est le spectacle Les chatouilles ou la danse de la colère, qui dénonce les violences sexuelles faites aux enfants et qu’elle joue ce mercredi 10 juin aux Folies Bergères.

Elle exhorte plus largement le ministre à se saisir pleinement de l’affaire Lyhanna et des violences faites aux enfants. « C’est drôle, car Gérald Darmanin est capable de m’écrire en MP pour tenter de nier son incompétence, mais pour s’excuser, non » , déplore l’actrice, qui avait déjà interpellé le garde des Sceaux il y a quelques semaines sur l’aide sociale à l’enfance.

Selon ses avocates, Andréa Bescond a été interpellée « sans ménagement » aux alentours de 21 heures devant le ministère de la Justice lundi 8 juin, avant d’être libérée près de 12 heures plus tard, vers 9 heures, mardi 9 juin. Le rassemblement place Vendôme avait été interdit par les autorités.

« Menottée, malmenée, soumise à plusieurs palpations de sécurité et intimidée, notre cliente a ensuite été conduite et détenue dans un commissariat de police parisien sans que ne lui soient notifiés les motifs et le cadre précis de la mesure dont elle faisait l’objet, la qualification pénale retenue à son encontre, ni les droits attachés à cette mesure - en violation flagrante des dispositions du Code de procédure pénale » , écrivent ses avocates Marie Grimaud et Gwendoline Tenier.

Au cours de sa nuit en cellule, Andréa Bescond « n’aura jamais été auditionnée, ni examinée par le médecin, ni même assistée d’un avocat » , poursuivent-elles. Pourtant, « au regard du récit circonstancié très détaillé que nous a délivré la cliente, il apparaît qu’elle n’a eu de cesse de demander que soit appelée son avocate » , affirment-elles.

« Nous interrogeons les motifs d’interpellation d’Andréa Bescond et les raisons ayant conduit les forces de l’ordre et le parquet à la détenir pendant plus de douze heures dans une cellule de commissariat parisien » , questionnent également Marie Grimaud et Gwendoline Tenier. Les deux avocates exhortent la procureure de la République de Paris « à faire la lumière sur ces événements ».

Sollicité par l’AFP, le parquet a rappelé que le placement en garde à vue était « une décision » de l’officier de police judiciaire, dont le parquet était informé pour « contrôler la régularité » . Dans ce cas, il a indiqué avoir, dès qu’il en avait été avisé par les services de police, « immédiatement » levé la garde à vue, puis classé la procédure car les poursuites « ne paraissai(ent) pas proportionnées » .

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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