Un agent de la mairie de Perpignan, ancien conseiller municipal de la majorité de Louis Aliot, a été repéré avec un tatouage de la devise du groupe nazi allemand, avant d’être suspendu. Son contrat n’a pas été renouvelé
C’est un tatouage qui risque de faire beaucoup parler. Un habitant de Perpignan (Pyrénées-Orientales), venu en mairie pour effectuer des démarches administratives, a repéré l’inscription en lettres gothiques « Mon honneur s’appelle fidélité » sur l’avant-bras d’un agent de la municipalité gérée par le Rassemblement national depuis 2020 , révèle le média Reflets .
Néonazisme : à la mairie de Perpignan, un agent arbore une devise des SS. Crâne rasé et portant un pendentif avec une croix chrétienne, l’agent arbore également sur son bras gauche une devise nazie traduite en français, couramment utilisée dans les milieux néonazis. 淋⬇️⬇️ pic.twitter.com/9886Dg913J
Si cette phrase ne vous dit peut-être rien, il s’agit de la traduction littérale de « Meine Ehre heißt Treue », devise officielle de la Schutzstaffel (SS), organisation du régime nazi allemand sous le III e Reich. Prononcée par Adolf Hitler, la phrase a été adoptée par Heinrich Himmler, qui l’a notamment fait graver sur les ceinturons et les poignards des membres de ce groupe paramilitaire. La devise, interdite dans le Codé pénal allemand depuis 1947, est aujourd’hui largement reprise par des militants d’extrême droite radicale et des groupes néonazis.
Les photos, relayées sur les réseaux sociaux, montrent un homme qui était membre du conseil municipal de Perpignan, qu’il avait rejoint en 2023 après plusieurs démissions. Selon ICI Roussillon , il s’agit de Charles Ifssah-Becuwe, ancien membre de la majorité municipale de Louis Aliot lors du mandat 2020-2026.
En réponse, la mairie assure ne donner « aucune caution » à la symbolique du tatouage et annonce que l’agent en question a été suspendu de ses fonctions et que son contrat ne sera pas renouvelé, d’après les informations de France 3 Occitanie .
« Nous sommes choqués », a réagi Stéphane Maroselli, secrétaire général du syndicat des territoriaux à la mairie de Perpignan. « Nous, agents, sommes les garants des valeurs de la République, que nous incarnons. Les symboles associés au nazisme n’ont rien à faire dans une collectivité » a-t-il ajouté.
