Attentat raciste de Trappes: Ali Rabeh appelle à "rendre illégale" la théorie du grand remplacement qui "fait du mal à notre société"
Un article de BFM TVPublié le vendredi 30 octobre 2026 à 11:00

L'essentiel en trois temps
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Le contexte
Une semaine après un attentat survenu à Trappes (Yvelines), qui a fait plusieurs victimes dont une mortelle, le maire Ali Rabeh (Génération.s) multiplie les prises de position contre l'extrême droite et certains médias. La théorie du grand remplacement, introduite en 2010 par l'écrivain Renaud Camus, est réfutée par l'essentiel des scientifiques mais connaît un large écho dans les milieux d'extrême droite en France et à l'étranger. Le parquet antiterroriste a indiqué que le suspect avait préparé son action et reconnu avoir ciblé des personnes en raison de leur origine ou de leur religion.
Ce qu'il faut retenir
- Ali Rabeh propose de rendre illégale la théorie du grand remplacement, en modifiant l'article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse pour y sanctionner ceux qui présentent un groupe de personnes, à raison de son origine ou de sa religion, comme acteur d'un processus de remplacement.
- Il estime que les dispositions existantes contre l'incitation à la haine raciale sont insuffisantes.
- Il accuse Éric Zemmour, Marine Le Pen et Jordan Bardella d'avoir armé idéologiquement le suspect, ce que les intéressés ne sont pas cités comme ayant reconnu.
- Le procureur antiterroriste Olivier Christen a indiqué que des autocollants à caractère nationaliste retrouvés au domicile du suspect étaient apocryphes, celui-ci les ayant lui-même conçus.
Ce que ça change
La proposition, si elle était reprise par le législateur, modifierait le régime pénal de la provocation à la haine et poserait la question de la limite entre liberté d'expression et incitation à la haine. Elle ouvre aussi un nouveau front de polémique entre un élu de gauche et des responsables de l'extrême droite, dans un contexte où l'enquête antiterroriste est en cours et où le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire.
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