L’ancien président français Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris le 27 mai 2026 pour le dernier jour de son procès en appel. SIMON WOHLFAHRT / AFP
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« Monsieur Sarkozy… ». Le président de la cour d’appel de Paris n’a pas terminé sa phrase que l’ancien chef de l’Etat s’est déjà levé d’un bond de sa chaise pour se précipiter vers le pupitre blanc. Il est 17h30, ce 27 mai. Consacrée aux plaidoiries des avocats de Nicolas Sarkozy, la dernière journée du procès en appel des financements libyens touche à sa fin. « Souhaitez-vous dire un dernier mot ? », lui demande Olivier Géron, terminant sa question. Au vu de la célérité de Nicolas Sarkozy, on pressent sans risque de se tromper que sa réponse à la question sera positive. Elle le sera. Et quand il ouvre le dossier vert qu’il tient devant lui depuis le début de l’audience pour en extraire plusieurs feuillets, on se doute que ce « dernier mot » va sûrement se transformer en dernière tirade ou diatribe, en tout cas, en dernière occasion de plaider sa cause, dernière opportunité de convaincre la cour dans un procès commencé le 16 mars dernier.
Depuis le début de la matinée, quatre avocats de l’ancien président se sont succédé à la barre pour plaider sa relaxe, fustigeant les uns après les autres le « roman grotesque » de l’accusation, laquelle avait requis une peine de sept ans de prison, le 13 mai dern…
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