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economievia Sud Ouest··3 min de lecture

Avec la future usine Tessalia, la souveraineté électronique européenne passe par Le Barp en Gironde

Personnalités citées :Emmanuel MacronAlain RoussetSébastien MartinPatrice CainePierre GattazBob Wei-Ming Chen
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Le contexte

La France cherche à renforcer sa souveraineté électronique face aux enjeux géopolitiques et technologiques. Le projet Tessalia, qui associe des entreprises françaises et taïwanaises, s'inscrit dans une stratégie plus large de développement industriel en Nouvelle-Aquitaine. Le sommet Choose France a également mis en avant l'attractivité de la France pour les investissements étrangers.

Ce qu'il faut retenir

La première pierre de l'usine Tessalia a été posée au Barp en Gironde, un projet associant Foxconn, Thales et Radiall. L'usine nécessitera un investissement de 250 millions d'euros et produira 50 millions de cartes électroniques par an d'ici 2033. Ce projet vise à renforcer la souveraineté électronique de l'Europe et à répondre à des marchés sensibles tels que la défense et l'aéronautique. Le choix de la localisation a été le résultat d'une compétition entre plusieurs régions françaises.

Ce que ça change

Le projet Tessalia pourrait avoir un impact significatif sur l'emploi et l'industrie en Nouvelle-Aquitaine, en consolidant la position de la France dans le secteur électronique. Cela souligne également l'importance croissante de la souveraineté technologique pour l'Europe, face à des enjeux géopolitiques comme la menace chinoise sur Taïwan.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La course à la souveraineté électronique de l’Europe a démarré en Gironde, au Barp, ce lundi 1 er juin, avec la pose de la première pierre de la future usine associant le géant taïwanais Foxconn et les Français Thales et Radiall. Explications

L e symbole est fort. Ce lundi 1 er juin, le président de la République recevait au château de Versailles des investisseurs potentiels venus du monde entier pour les convaincre de parier sur l’Hexagone à l’occasion du sommet Choose France (choisir la France). Il annonçait au passage 93 milliards d’euros d’investissements étrangers – un record – via 72 projets, avec 15 000 créations d’emplois potentielles. De jolis dossiers dont certains concernent la Nouvelle-Aquitaine (lire par ailleurs).

Au même moment, en Gironde, au Barp, trois acteurs majeurs de l’électronique entérinaient leur « choix de la France ». Un an après l’annonce, lors de Choose France 2025, de la création de leur entreprise conjointe, ou « joint venture », le Taïwanais Foxconn, premier fabricant mondial d’électronique, le Français Thales, leader mondial des hautes technologies pour la défense et l’aérospatial, notamment, et l’entreprise de taille intermédiaire (ETI) familiale française Radiall posaient la première pierre de leur future usine commune baptisée « Tessalia ».

Une usine dont la construction et l’équipement, qui débuteront en fin d’année, nécessiteront au moins 250 millions d’euros d’investissements. Elle a pour mission, d’ici à 2033, de livrer chaque année 50 millions de cartes électroniques de haut niveau dédiées à des marchés très « sensibles », à l’image de la défense, l’aéronautique, l’aérospatiale, la santé…

Pour Foxconn, Tessalia symbolise un transfert de technologie unique en Europe. Pour le groupe de Taipei qui compte environ 1 million de collaborateurs, cette coentreprise illustre sa nouvelle stratégie « BOL » (« build-operate-localize »). Celle-ci consiste à installer des usines non plus seulement à Taïwan, qui au passage est de plus en plus sous la menace d’une annexion chinoise, mais au plus près des marchés de ses puces et semi-conducteurs. C’est dans ce cadre que Foxconn fait de la France et de la Nouvelle-Aquitaine une de ses têtes de pont industrielles pour livrer ses marchés européens.

« On s’est bien battu pour convaincre que Le Barp et la zone de la Route des lasers cochaient toutes les cases, qu’il n’y avait pas de meilleur site en France, voire en Europe… Il faut savoir que la Pologne a fait du forcing au dernier moment pour attirer cette usine », rappelait Alain Rousset, le président de la Région, ce lundi, au moment de la pose symbolique de la première pierre de Tessalia au côté du ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin.

Cette « bataille » a démarré il y a plus de deux ans. Au moins huit Régions s’étaient mobilisées pour attirer ce projet sur leurs terres, et 64 sites d’implantation avaient été proposés. Finalement, après des mois d’étude, trois sites (La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône, Blanquefort et Le Barp en Gironde) étaient en balance dans la courte liste finale retenue par les promoteurs du projet. On connaît le résultat.

« Nous avions plusieurs défis à relever : le logement, l’accessibilité, les mètres cubes d’eau et la quantité d’énergie nécessaires à la production… Mais si nous cochions toutes les cases, c’est que notre région et les différents acteurs du territoire savent accueillir les projets industriels », soulignait Alain Rousset, avant d’ajouter : « Je rappelle que nous sommes la première région de France en nombre d’installations d’industrie. Depuis 2019, nous nous concentrons 36 % des créations nettes d’emplois industriels. » Le docteur Bob Wei-Ming Chen, dirigeant représentant Foxconn, Patrice Caine, PDG de Thales, et Pierre Gattaz, PDG de Radiall, confirmaient : « La Nouvelle-Aquitaine a tout fait pour nous attirer ce projet qui nous dépasse tous, qui dépasse le territoire puisqu’il concerne la nécessaire maîtrise d’une technologie de pointe et l’autonomie indispensable dans ce domaine ultrasensible pour toute l’Europe ! »

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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