Plus de 500 000 lycéens planchent ce jeudi sur l’épreuve anticipée de français, marquée par une consigne de fermeté sur la maîtrise de la langue
Plus de 500 000 élèves de première générale et technologique passent jeudi l’épreuve anticipée de français du baccalauréat, qui pourrait être notée plus sévèrement selon le niveau de maîtrise de la langue , le ministre de l’Éducation ayant appelé les correcteurs à plus d’exigence . À partir de 8 heures, les quelque 385 000 lycéens de la filière générale et 145 000 de la filière technologique plancheront pendant quatre heures sur cette épreuve de coefficient 5.
Ils devront rédiger une dissertation ou un commentaire de texte en filière générale, et auront le choix entre un commentaire et une contraction de texte associée à un essai en voie technologique. La dissertation et l’essai portent sur un texte au programme, construit autour de quatre grands genres littéraires : roman, poésie, théâtre et littérature d’idées. Pendant l’année, les élèves ont étudié quatre œuvres, une par genre littéraire, avec, en plus, des lectures associées.
Parmi les 12 œuvres de la liste officielle, figurent « Discours de la servitude volontaire » d’Étienne de La Boétie, « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset, « Mes forêts » d’Hélène Dorion ou encore « Sido suivi des Vrilles de la vigne » de Colette. L’épreuve de français visait déjà à « évaluer » la « maîtrise de la langue et de l’expression », selon les textes officiels. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a néanmoins affirmé plusieurs fois depuis le mois de mai, soit à quelques semaines des épreuves seulement, que les correcteurs devraient être plus exigeants quant à la correction de la langue, et ce dans toutes les matières.
« Si un élève a un niveau d’orthographe, de syntaxe et de grammaire manifestement insuffisant, il ne peut pas avoir la moyenne », a affirmé Édouard Geffray en conférence de presse mi-mai. Il a appelé les élèves à garder, à la fin des épreuves, « 10 minutes » pour se relire, vérifier la ponctuation et les accords, notamment. Il a néanmoins écarté l’idée d’un barème précis : « Il n’y aura pas de barème si je peux dire faute par faute […] On ne raisonne pas en termes de points mécaniques ».
Le français fait partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60 % de la note finale du baccalauréat, avec 40 % dévolus au contrôle continu sur deux ans. Les élèves enchaîneront vendredi matin avec la nouvelle épreuve anticipée de mathématiques, de coefficient 2. Ils passeront aussi un oral de français, doté également d’un coefficient 5, à partir du 22 juin, selon les académies.
