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gouvernementvia Sud Ouest··3 min de lecture

Banque de France : les socialistes, comme les Insoumis et le RN, voteront contre la nomination d’Emmanuel Moulin

Personnalités citées :Emmanuel MacronPhilippe BrunÉric CoquerelBruno Le MaireGabriel AttalFrançois-Noël BuffetGérard Larcher
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Le contexte

La nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France suscite des oppositions au sein de l'Assemblée nationale. Les socialistes, les Insoumis et le Rassemblement national ont déjà annoncé leur intention de voter contre sa candidature, remettant en question le soutien du gouvernement.

Ce qu'il faut retenir

Le groupe socialiste a déclaré qu'il voterait contre la nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France, rejoignant ainsi les Insoumis et le Rassemblement national. Philippe Brun, député PS, a exprimé des doutes sur l'indépendance politique de Moulin, citant son rôle dans la politique économique du gouvernement. La décision du groupe socialiste pourrait compromettre les chances de Moulin, qui doit encore être auditionné par le Sénat et l'Assemblée nationale avant un vote secret.

Ce que ça change

Cette opposition politique pourrait avoir des conséquences sur la nomination d'Emmanuel Moulin, mettant en lumière les tensions entre le gouvernement et les partis d'opposition sur des questions de régulation bancaire et d'indépendance des institutions financières. Le résultat du vote pourrait également influencer la perception de la capacité du gouvernement à faire passer ses nominations.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a annoncé à son tour, après les Insoumis et le Rassemblement national, son opposition à la candidature d’Emmanuel Moulin pour diriger la Banque de France, fragilisant la position du candidat soutenu par Emmanuel Macron

« Les socialistes voteront contre la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France », mercredi à l’issue de son audition devant la commission des Finances de l’Assemblée, a affirmé mardi le député PS Philippe Brun, une décision qui fragilise les chances du candidat d’Emmanuel Macron . L’ancien secrétaire général de l’Élysée sera auditionné mercredi matin par la commission des finances du Sénat puis par celle de l’Assemblée nationale, avant un vote à bulletin secret des 121 commissaires des deux chambres. Si trois cinquièmes des suffrages exprimés sont défavorables à sa nomination, celle-ci sera repoussée.

Les Insoumis et le Rassemblement national ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre, si bien que son sort est désormais entre les mains des Républicains. Les socialistes avaient auditionné Emmanuel Moulin en amont de son « grand oral » devant les commissaires aux Finances. « Emmanuel Moulin ne présente pas les garanties d’indépendance politique indispensables à la fonction de banquier central. En tant que principal responsable de la politique économique du gouvernement depuis dix ans, il ne peut se prévaloir d’une quelconque indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif », explique Philippe Brun dans un communiqué.

Sur le fond, les socialistes reprochent au candidat de ne pas s’être engagé auprès d’eux « pour le renforcement de la régulation bancaire mais au contraire pour sa dérégulation », d’être favorable « à la relance de la titrisation en Europe » et d’avoir démontré à Bercy « son rôle central dans la défense du lobby bancaire en ayant fait barrage, à plusieurs reprises, aux initiatives européennes pour renforcer la stabilité financière et éviter l’émergence d’une nouvelle crise ». Emmanuel Moulin, 57 ans, a été secrétaire général de l’Élysée pendant un an. Auparavant, il avait été successivement directeur de cabinet de Bruno Le Maire au ministère des Finances, directeur du Trésor et directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon. Le groupe socialiste au Sénat n’a pas indiqué si la position exprimée par Philippe Brun valait aussi pour les sénateurs PS.

Plus tôt dans la matinée, le président de la commission des Finances, Éric Coquerel (LFI), avait appelé le Parlement à « ne pas se faire marcher dessus » et à rejeter la nomination d’Emmanuel Moulin. Sans remettre en cause les « compétences » de l’intéressé, le député de Seine-Saint-Denis a dit s’y opposer « sur la question de son indépendance », faisant un parallèle avec la nomination récente de l’ex-ministre macroniste Amélie de Montchalin à la Cour des comptes.

Éric Coquerel s’est particulièrement adressé à la droite sénatoriale, alors qu’une rumeur relayée par le journal « Les Échos » évoque un supposé accord entre elle et l’Élysée en échange d’une nomination comme Défenseur des droits du sénateur LR et ancien ministre François-Noël Buffet. « Je veux croire que les LR du Sénat ne vont pas accepter ce deal s’il leur a été proposé », a affirmé Éric Coquerel. Une approche réfutée par l’entourage du président LR du Sénat Gérard Larcher, qui a qualifié la rumeur de « ridicule ». Interrogées, plusieurs sources parlementaires LR ont reconnu néanmoins l’existence de contacts en ce sens.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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