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Dès le mois de février et les réquisitions de la cour d’appel connues, quelques cadres du Rassemblement national (RN) avaient cru vite identifier les deux périls principaux menaçant le parti d’ici au 7 juillet, date à laquelle la justice, et elle seule, décidera de l’identité du candidat du RN en 2027. Le premier : que les 146 jours qui séparaient la formation d’extrême droite du jour J ne virent à la « guerre des entourages » des deux champions potentiels. Le second : que le RN, comme tétanisé par l’incertitude, se fige dans l’immobilisme et « perde l’avance dans la préparation du programme » accumulé sur ses concurrents, notamment au centre et à droite, toujours incapables de s’entendre sur une candidature unique. Du duo Bardella-Le Pen, il n’était alors pas question d’interroger la solidité : « du béton armé », « pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre eux », « une épreuve vécue en solidarité absolue », expliquaient alors les seconds couteaux, recyclant toujours les mêmes éléments de langage pour vanter le caractère « hors du commun » et « historique » d’un potentiel passage de relais politique sans turbulences, ou presque, entre Marine Le Pen et son remplaçant.
Alors, que se passe-t-il au RN ? Voilà plusieurs semaines que le mythe frontiste de l’union sacrée entre les deux têtes de gondole a du plomb dans l’aile. La faute à Jordan Bardella, dont les écarts se multiplient à mesure que se rapproche le 7 juillet. Au sein du duo, elle comme lui ont toujours mi…
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