Lors des municipales de 2026, la gauche a certes conservé la plupart de ses positions dans les mairies des grandes métropoles, mais a, de manière moins visible au niveau national, beaucoup perdu dans les banlieues des grandes villes. Les fameux bastions électoraux métropolitains de la gauche se retrouvent réduits à la portion congrue.
Dans la France des années 2020, l’affaire est entendue : la gauche est forte dans les grandes villes et faible ailleurs . Il y a du vrai : elle dirige 22 des 42 villes de plus de 100 000 habitants, seulement deux de moins qu’en 2020. Sauf que les municipales de 2026 nous apprennent que quelques kilomètres depuis le cœur d’une métropole suffisent à rendre les choses beaucoup plus difficiles pour elle.
En prenant 13 des principales métropoles du pays (Nantes, Rennes, Rouen, Lille, Nancy, Marseille, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Strasbourg ; Paris étant l’exception), la gauche ne dirige que 130 des 398 communes de plus de 3 500 habitants, 44 de moins qu’en 2020. À Bordeaux, elle a perdu six des 16 communes de plus de 3 500 habitants qu’elle commandait, dont des bascules inattendues.
À Nantes, elle a divisé par deux le nombre de ses mairies, n’en conservant que sept. Idem à Nancy (4). À Toulouse, la gauche ne perd qu’une de ses 15 villes, mais n’a gardé que d’une seule voix à Tournefeuille, troisième ville de la métropole, socialiste depuis un demi-siècle. Cinquante ans de socialisme municipal sont aussi tombés à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes…
Bien entendu, les municipales, ce sont 35 000 situations différentes, et la socialiste Christine Bost, présidente de Bordeaux Métropole deux ans jusqu’aux dernières municipales, réélue sans mal...
Dans les banlieues des grandes métropoles, la gauche sur le reculoir
