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environnementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Biodiversité et pastoralisme : l’histoire tumultueuse des lâchers d’ours dans les Pyrénées

Personnalités citées :Claude DulamonThierry Hegay
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Le contexte

La question de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées est un sujet de débat depuis plusieurs décennies. Après une période critique dans les années 1990 où la population d'ours était très faible, des lâchers ont été effectués pour relancer les effectifs. Le gouvernement a mis en place des plans de conservation pour protéger cette espèce tout en tenant compte des préoccupations des éleveurs locaux.

Ce qu'il faut retenir

L'association Pays de l'ours-Adet propose de lâcher 30 nouveaux ours d'ici 2040, alors que l'État n'a pas remplacé les ours morts en 2020 et 2021. La population d'ours dans les Pyrénées a dépassé les 100 individus, avec des efforts de conservation en cours. Un nouveau plan ours est en préparation pour 2028, et une étude sur les risques de consanguinité est attendue d'ici 2026.

Ce que ça change

La proposition de lâcher 30 ours pourrait raviver les tensions entre les défenseurs de l'ours et les éleveurs. Le non-respect des engagements de remplacement des ours tués soulève des questions sur l'efficacité des politiques de conservation. Les résultats de l'étude sur la consanguinité pourraient influencer les décisions futures concernant la gestion de la population d'ours.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’association de défense du plantigrade Pays de l’ours-Adet préconise le lâcher de 30 nouveaux ours d’ici 2040. Un objectif difficilement tenable, l’État n’ayant toujours pas remplacé les quatre mammifères morts de cause humaine en 2020 et 2021 malgré ses engagements

Pour les anti-ours, c’est trop. Pour les partisans, ce n’est pas suffisant. La barre de la centaine d’ours a été dépassée il y a deux ans dans les Pyrénées. Le bilan annuel de l’Office français de la biodiversité (OFB), publié en mars, confirme cette croissance démographique : « Au moins 108 individus différents ont été d...

Pour les anti-ours, c’est trop. Pour les partisans, ce n’est pas suffisant. La barre de la centaine d’ours a été dépassée il y a deux ans dans les Pyrénées. Le bilan annuel de l’Office français de la biodiversité (OFB), publié en mars, confirme cette croissance démographique : « Au moins 108 individus différents ont été dénombrés sur l’ensemble de la chaîne en 2025. »

Au début des années 1990, dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, on dénombrait quatre ours, au mieux six. Face à ce risque d’extinction, un programme de conservation s’est concrétisé en 1996 avec trois lâchers d’ours slovènes, cinq ours en 2006 et un mâle en 2016. Ces renforcements ont permis de relancer la dynamique démographique malgré la perte de la dernière femelle de souche pyrénéenne en 2004 (Cannelle), lors d’un accident de chasse .

Le gouvernement a autorisé le lâcher de deux ourses (Sorita et Claverina) dans le Béarn en 2018. De quoi régénérer les effectifs occidentaux. Le noyau central reste le plus densément peuplé et le plus dynamique, concentrant la majorité des reproductions annuelles. La population continue son expansion vers le sud et l’est, avec une aire de répartition totale estimée à 7 200 km².

Une des principales actions du plan Ours brun 2018-2028 est la mise en place d’effarouchements de l’ours comme moyen de protection des troupeaux. L’engagement de remplacer tout ours tué par l’homme est écrit noir sur blanc. Promesse non tenue : les quatre plantigrades morts de cause humaine en 2020 et 2021 n’ont pas été remplacés.

Un nouveau plan ours est en gestation pour 2028. L’association Pays de l’ours-Adet préconise le lâcher de 30 ours dans les Pyrénées d’ici 2040. Un chiffre jugé « provocateur » par les éleveurs et « irréaliste » par d’autres associations de protection. En attendant, une étude complémentaire sur les risques de la consanguinité est menée par l’OFB. Les résultats sont attendus fin 2026. La nouvelle préfète chargée du dossier ours a été nommée début mai. Claude Dulamon remplace Thierry Hegay.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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