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environnementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Voitures électriques : la France s’oppose à l’Allemagne sur la fin du thermique en 2035

Personnalités citées :Monique Barbut
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Le contexte

La France, avec six autres pays européens, s'oppose à une proposition de la Commission européenne soutenue par l'Allemagne et l'Italie, qui vise à assouplir l'interdiction de vente des voitures thermiques neuves d'ici 2035. Ce débat s'inscrit dans un contexte de crise énergétique exacerbée par des tensions géopolitiques.

Ce qu'il faut retenir

Sept pays européens, dont la France, demandent à l'Union européenne de maintenir une trajectoire ambitieuse pour l'électrification des véhicules. L'Allemagne propose de renoncer à l'interdiction de vente des voitures thermiques en 2035, ce qui suscite des inquiétudes parmi les pays signataires. Ils estiment qu'une telle décision constituerait une erreur stratégique et plaident pour une réduction significative des émissions de CO2.

Ce que ça change

Cette position pourrait influencer les discussions au sein de l'Union européenne sur la politique énergétique et environnementale. Si la France et ses alliés réussissent à bloquer ou retarder la proposition allemande, cela pourrait renforcer l'engagement de l'UE vers une transition plus rapide vers les véhicules électriques.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Sept pays européens dont la France appellent à maintenir une trajectoire ambitieuse d’électrification face aux demandes de flexibilité de l’Allemagne et de l’Italie

Pour éviter une « erreur stratégique », sept pays, dont la France, appellent l’Union européenne à maintenir une « trajectoire ambitieuse » en faveur des véhicules électriques, dans un document consulté vendredi par l’AFP et qui ouvre un bras de fer avec l’Allemagne et l’Italie.

Poussée par l’Allemagne, la Commission européenne a proposé en décembre de renoncer à l’interdiction à la vente des voitures thermiques neuves en 2035, afin d’offrir davantage de flexibilités à l’industrie . À la place, les constructeurs devront réduire de 90 % les émissions de CO 2 par rapport aux niveaux de 2021 et compenser les 10 % d’émissions restantes.

Mais la coalition allemande voudrait aller plus loin encore, selon la presse, pour accorder davantage de place aux véhicules hybrides. En réaction, le Danemark, l’Espagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède défendent dans leur texte « une trajectoire forte d’électrification » des véhicules.

« Porter atteinte à l’intégrité et à la prévisibilité » de la loi sur la réduction du CO 2 dans l’automobile constituerait « une erreur stratégique », insistent-ils en amont d’une réunion des ministres de l’Environnement des Vingt-Sept fin juin.

Les pays signataires invoquent la crise énergétique depuis la guerre au Moyen-Orient , une « démonstration claire que la réduction de la dépendance européenne aux combustibles fossiles est une nécessité absolue ».

Ils soulignent aussi les « incertitudes » entourant les carburants dits « renouvelables », une solution poussée par l’Italie, et qu’ils suggèrent de réserver en priorité au secteur aérien et maritime et non à l’automobile.

Si l’Allemagne ou l’Italie voulaient aller plus loin que la proposition de la Commission européenne, ces sept pays sont en capacité de former une minorité de blocage. « On est suffisamment pour retarder le texte » européen, « voire le bloquer », prévient le cabinet de la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut, à l’initiative de ce texte.

Avec la crise énergétique, « tout le monde se rue » sur les véhicules électriques, c’est un « changement de paradigme » qu’il faut prendre en compte, martèle encore l’équipe de Monique Barbut.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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