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economievia Sud Ouest··2 min de lecture

Budget 2026 : l’Autorité de sûreté nucléaire alerte pour rétablir ses crédits afin de préserver la recherche et les systèmes d’information

Personnalités citées :Pierre-Marie Abadie
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Le contexte

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) est responsable de la régulation et de la sécurité des activités nucléaires civiles en France. Elle a été créée en 1983 et joue un rôle crucial dans la recherche et la formation en matière de sûreté nucléaire. Le budget de l'ASNR est un sujet de préoccupation, notamment en ce qui concerne son impact sur la recherche et les systèmes d'information.

Ce qu'il faut retenir

L'ASNR a exprimé des inquiétudes concernant la réduction de son budget de fonctionnement, qui pourrait diminuer de près d'un quart. Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, a souligné que cette baisse aurait des conséquences négatives sur la recherche et la modernisation des systèmes d'information. L'ASNR a demandé le rétablissement de sa trajectoire budgétaire pour maintenir ses efforts en matière de sûreté nucléaire. Le programme de nouveau nucléaire en France nécessite également une anticipation des projets pour éviter des surcoûts et des retards.

Ce que ça change

La demande de l'ASNR pour le rétablissement de son budget souligne l'importance de la sûreté nucléaire et de la recherche en France. Une réduction des crédits pourrait compromettre la sécurité des installations nucléaires et la capacité de l'ASNR à mener à bien ses missions. Cela pourrait également avoir des répercussions sur le programme nucléaire en cours et sur la souveraineté scientifique du pays.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’Autorité de sûreté nucléaire demande le rétablissement de ses crédits de fonctionnement pour garantir la modernisation de ses systèmes et la souveraineté scientifique

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) a appelé les pouvoirs publics à rétablir sa trajectoire budgétaire afin de préserver son outil de recherche et ses systèmes d’information, lors d’une audition devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques (Opecst) jeudi.

Son président Pierre-Marie Abadie a fait part de sa « préoccupation forte » à propos de la trajectoire actuelle du budget triennal en matière de crédits de fonctionnement et d’investissement, c’est-à-dire hors masse salariale. Celui-ci doit baisser d’une trentaine de millions d’euros, soit de près d’un quart, sur les 135 millions d’euros qui lui sont affectés.

« L’impact serait fort sur notre outil de recherche, au cœur de notre souveraineté scientifique et technique, et sur le renouvellement et la modernisation de nos systèmes d’information », a ajouté Pierre-Marie Abadie, indiquant avoir eu l’occasion de « porter ce message directement auprès du gouvernement ». « Ce que l’on demande, ce ne sont pas des augmentations budgétaires, c’est juste le rétablissement d’une stabilité budgétaire qui permette bon an mal an de maintenir notre effort sur l’outil de recherche et également sur les systèmes d’information », a-t-il précisé lors d’un point de presse dans l’après-midi.

Les responsables de l’ASNR étaient entendus mardi matin par l’Opecst à l’occasion de la publication de son premier rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025. Dans ce rapport, l’ASNR souligne notamment que le programme de nouveau nucléaire que la France s’apprête à lancer nécessite d’anticiper l’instruction des projets afin d’en assurer la maîtrise et la qualité pour éviter les surcoûts et retards.

Concernant le parc nucléaire actuel, « l’enjeu premier est le maintien des meilleurs niveaux de sûreté et l’anticipation des grandes échéances », notamment l’instruction en cours sur la durée de fonctionnement des réacteurs au-delà de 60 ans. L’ASNR assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles en France, et exerce les missions de recherche, expertise, formation et information du public dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Créé en 1983, l’Opecst est un organe bicaméral - 18 députés, 18 sénateurs - assisté d’un Conseil scientifique et chargé « d’éclairer » le Parlement en matière scientifique et technologique.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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