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DÉCRYPTAGE - La revalorisation de 2,4 % du salaire minimum soutient la consommation, mais pèse sur les entreprises et sur le budget de l’État.
L’inflation est l’invitée surprise de ce printemps 2026. Dépassant les 2 % au mois d’avril, elle pèse de plus en plus sur le portefeuille des Français, notamment les plus précaires. Le mois de juin devrait néanmoins leur apporter une petite respiration. Le smic étant indexé sur le niveau des prix, il gonflera de 2,4 %. « Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français qui ont des revenus modestes » , s’est réjoui Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail . Dans une France où la consommation est en berne, cette hausse du salaire minimum est plus que bienvenue, sachant que les quelque 3 millions de travailleurs au smic sont très sensibles aux variations de l’inflation. « Ayant peu de revenus, ils ont tendance à consommer cette partie de revenu supplémentaire » , explique l’économiste Stéphane Carcillo, président du groupe d’experts du smic .
Si cette perspective est rassurante pour l’économie, elle ne suffira pas à faire oublier d’autres effets d’une telle revalorisation…
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