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santevia Sud Ouest··2 min de lecture

Cancer du col de l’utérus : ce qui conduit certaines catégories de femmes à négliger le dépistage d’une maladie qui tue environ 800 femmes par an en France

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Le contexte

Le cancer du col de l’utérus est un problème de santé publique en France, avec un programme national de dépistage mis en place pour réduire son incidence. Malgré cela, la participation au dépistage reste insuffisante et inégale selon divers facteurs sociaux et personnels. Les études montrent que certaines catégories de femmes, notamment celles ayant des antécédents de violences sexuelles ou appartenant à la communauté LGBTQ+, sont moins susceptibles de se soumettre à ce dépistage.

Ce qu'il faut retenir

Une étude de Santé publique France révèle que des facteurs personnels, tels que l'orientation sexuelle et les antécédents de violences sexuelles, influencent la participation au dépistage du cancer du col de l’utérus. Les femmes lesbiennes et bisexuelles ainsi que les victimes de violences sexuelles montrent une moindre participation. Les chercheurs suggèrent des messages de sensibilisation pour encourager toutes les femmes à se faire dépister, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur passé.

Ce que ça change

Cette étude met en lumière des inégalités dans l'accès au dépistage du cancer du col de l’utérus, soulignant la nécessité d'adapter les messages de santé publique pour inclure des groupes souvent négligés. Cela pourrait conduire à une augmentation de la participation au dépistage et, par conséquent, à une réduction des décès liés à cette maladie.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le cancer du col de l’utérus, jugé largement évitable par les experts grâce à la vaccination contre les papillomavirus humains et au dépistage, fait l’objet d’un programme national de dépistage organisé. Mais la participation y reste insuffisante et marquée par des inégalités. Une étude de Santé publique France en explore les raisons

Des déterminants intimes, comme l’orientation sexuelle ou des antécédents de violences sexuelles, peuvent affecter la participation des femmes au dépistage du cancer du col de l’utérus , expose une étude publiée mardi par Santé publique France.

Le cancer du col de l’utérus, jugé largement évitable par les experts grâce à la vaccination contre les papillomavirus humains et au dépistage, fait l’objet d’un programme national de dépistage organisé. Mais la participation y reste insuffisante et marquée par des inégalités territoriales, sociales, comportementales.

Pour en explorer les déterminants individuels, les autrices et l’auteur de l’étude ont étudié des données concernant 3 481 femmes de 25 à 65 ans, issues de la dernière enquête « Contexte des sexualités en France ». Plus de huit femmes sur dix (81,9 %) s’y sont déclarées à jour de leur dépistage du cancer du col de l’utérus.

Au-delà de facteurs sociodémographiques classiquement décrits (âge, niveau d’étude…), l’étude pointe « le rôle de dimensions souvent absentes des enquêtes françaises : les antécédents de violences sexuelles, l’importance que les femmes accordent à la sexualité, l’orientation sexuelle, en particulier homosexuelle, la situation de couple et les pratiques sexuelles récentes », soulignent les chercheurs.

Ils relèvent ainsi une moindre participation au dépistage chez les femmes lesbiennes et bisexuelles, mais aussi chez les victimes de violences sexuelles.

Dans le premier cas, cela serait lié, au vu d’autres études, à une moindre perception du risque, un moindre accès aux conseils de santé sexuelle, à des expériences de stigmatisation ou d’inconfort en consultation gynécologique.

Dans le second, des blocages post-trauma pourraient jouer, mais certains travaux suggèrent que l’impact des violences sur le dépistage dépend du contexte de prise en charge, notent les scientifiques.

Autre facteur pouvant réduire le recours au dépistage de ce cancer : l’absence de vie sexuelle, cause d’une possible « rupture dans la dynamique de prévention ».

À l’inverse, une sexualité active dans l’année est apparue fortement associée au dépistage, particulièrement chez les célibataires.

Les pratiques bucco-génitales ont aussi augmenté la probabilité d’avoir été dépistée, à la différence des rapports anaux ou de la masturbation.

Pour renforcer l’équité et la participation à ce dépistage, les chercheurs suggèrent notamment de diffuser des messages explicitant qu’aucune pratique sexuelle, avec des partenaires de même sexe ou de sexe différent, ne dispense de dépistage.

Ils prônent aussi des pratiques gynécologiques attentives aux antécédents de violences.

Chaque année en France, plus de 3 100 cancers du col de l’utérus, principalement liés aux papillomavirus humains (HPV), sont diagnostiqués, et environ 800 femmes décèdent de cette maladie.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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