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santevia Sud Ouest··3 min de lecture

Santé des étudiants en médecine : anxiété, idées suicidaires, violences sexuelles… une enquête révèle une détresse psychologique alarmante

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Le contexte

La santé mentale des étudiants en médecine en France est un sujet préoccupant, avec des études antérieures signalant des niveaux élevés d'anxiété et de dépression. L'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) a récemment mené une enquête pour évaluer la qualité de vie des futurs médecins, révélant des problèmes alarmants.

Ce qu'il faut retenir

Une enquête de l'Anemf montre que plus de la moitié des étudiants en médecine souffrent d'anxiété, et 20 % ont eu des idées suicidaires. Les violences sexuelles en stage sont également un problème, avec 20 % des étudiants signalant des outrages sexistes. L'enquête souligne une surcharge de travail et un isolement croissant parmi les étudiants, avec des conséquences sur leur santé mentale.

Ce que ça change

Cette enquête met en lumière la nécessité d'améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants en médecine en France. Les recommandations de l'Anemf, telles que des visites régulières auprès des services de santé étudiante et une revalorisation des rémunérations des stagiaires, pourraient contribuer à réduire la détresse psychologique et améliorer la qualité de vie des futurs médecins.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Anxiété généralisée, idées suicidaires et violences sexuelles en stage : le nouveau baromètre de l’Anemf dresse un constat préoccupant sur la qualité de vie des futurs médecins

Plus de la moitié des étudiants en médecine présentent un « état anxieux », 20 % ont eu des idées suicidaires dans l’année, et les violences sexuelles perdurent, notamment en stage, selon une nouvelle enquête alarmante publiée mardi par la principale association qui les représente.

Surcharge de travail, stress, isolement, précarité : l’état de santé des étudiants est « indéniablement dégradé », souligne l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) dans ce « baromètre de la qualité de vie » réalisé grâce aux réponses de 6 663 étudiants (12 % du total) sur la plateforme Microsoft Forms, du 15 février au 15 mars.

Ainsi, 52 % des répondants présentaient « un état anxieux » au moment de l’étude, qui s’appuie notamment sur « l’échelle HAD », utilisée en psychiatrie. Cet « état anxieux » concerne 12,5 % de la population générale, selon les données de Santé publique France (SPF). Quelque 13 % des étudiants en médecine présentaient eux un « état dépressif ». Autre chiffre inquiétant : 20 % « ont eu des idées suicidaires au cours des derniers mois » (contre 4,2 % de la population générale selon SPF) et parmi les concernés, 76 % « identifient la scolarité comme une des raisons ».

En stage, 20 % des interrogés assurent avoir subi des outrages sexistes, 13 % du harcèlement sexuel et 3 % une ou des agressions sexuelles. « La grande majorité des auteurs sont des supérieurs hiérarchiques », même si les patients font aussi partie des agresseurs, précise l’étude. Mais les dispositifs de signalement sont « utilisés de manière anecdotique », notamment parce que les victimes pensent que cela « ne sert à rien », ne savent pas à qui s’adresser, ou craignent « des retombées ». Six victimes sur dix l’ayant signalé estiment que cela était « inutile ».

Dans la vie universitaire, 8 % ont été victimes d’agressions sexuelles - dont plus de 80 % lors d’événements festifs - et 2 % victimes de viol. Mais seulement 23 % l’ont signalé. Deux étudiants sur trois consacrent « plus de 45 heures par semaine à leurs études », un sur trois « plus de 60 heures ». L’externat (de la quatrième à la sixième année, avant le concours de spécialisation) est une période de « majoration » de la détresse psychologique.

L’étude déplore aussi la « sédentarité » des étudiants et observe « une consommation relativement importante de certaines substances psychoactives » (poppers, cannabis, protoxyde d’azote…). Environ 42 % des répondants ont une « consommation d’alcool à risque ». « Chaque mois, une personne sur cinq a de réelles difficultés financières » et « malgré des emplois du temps déjà surchargés, 49 % des étudiants exercent une activité rémunérée en parallèle », note encore l’Anemf.

L’association appelle à prendre des mesures, proposant notamment de mettre en place pour tous les étudiants une « visite obligatoire » régulière auprès d’un service de santé étudiante et un « dispositif formalisé d’écoute psychologique », et d’améliorer la formation des équipes pédagogiques. Elle appelle aussi à « réduire le volume de connaissances exigibles » au concours de sixième année et à revaloriser la rémunération des étudiants stagiaires. Les externes (deuxième cycle) perçoivent par exemple entre 219 et 320 euros nets mensuels.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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