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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Cantines : les députés veulent renforcer l’approvisionnement de la restauration collective en produits français

Personnalités citées :Annie GenevardAurélie TrouvéJulien DiveMatthias RenaultHendrik Davi
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Le contexte

Le projet de loi d'urgence agricole vise à améliorer la qualité de l'alimentation dans la restauration collective en France. Les députés examinent ce texte en première lecture, avec des débats sur l'approvisionnement en produits français et les contraintes légales liées à l'Union européenne. La question de la provenance des produits alimentaires dans les cantines est un sujet de débat récurrent.

Ce qu'il faut retenir

Les députés ont adopté un amendement visant à privilégier les produits français dans la restauration collective, malgré les réserves du gouvernement. Cet amendement stipule que les produits doivent provenir du territoire français, sauf en cas de défaut d'offre. La ministre de l'Agriculture a exprimé des doutes sur la conformité de cette mesure avec le droit européen. D'autres amendements ont également été adoptés, incluant des obligations pour les collectivités locales et les gestionnaires privés concernant l'approvisionnement en viande française.

Ce que ça change

Cette décision pourrait avoir un impact significatif sur l'approvisionnement alimentaire dans les cantines, en favorisant les produits français. Cependant, les préoccupations concernant la légalité de ces mesures pourraient entraîner des modifications lors des prochaines étapes législatives. Les gestionnaires de cantines devront s'adapter à ces nouvelles obligations, ce qui pourrait influencer les coûts et la diversité des produits proposés.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les députés ont adopté à l’unanimité un article visant à renforcer la qualité de l’alimentation dans la restauration collective, en imposant une priorité aux produits français malgré les réserves du gouvernement

Les députés ont approuvé à l’unanimité vendredi un article visant à renforcer la qualité de l’alimentation dans la restauration collective, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi d’urgence agricole, allant même plus loin que la proposition gouvernementale. Dans sa version initiale, le texte prévoyait d’interdire les achats hors Union européenne, sauf pour les produits non disponibles.

Mais une majorité de députés (64 contre 31) a approuvé, contre l’avis du gouvernement et du rapporteur Julien Dive (LR), un amendement d’Aurélie Trouvé (LFI) prévoyant que les produits servis proviennent du « territoire français », là aussi sauf si l’offre fait défaut. Julien Dive s’est dit hostile à cet amendement, soulignant le risque qu’il soit « retoqué par le Conseil constitutionnel », car non conforme au droit européen, ou que des pays voisins s’engagent dans des « mesures de rétorsion ».

Si elle a dit partager l’objectif politique de « privilégier les produits français », la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a elle aussi estimé que la mesure ne « tiendra (it) pas devant un juge ». Une autre manière de parvenir à ce résultat, sans contrevenir à la législation européenne, serait que les intendants des cantines croisent les critères dans leurs commandes, « par exemple de performance environnementale et d’approvisionnement direct », a-t-elle fait valoir.

Le Rassemblement national a apporté son soutien à la proposition LFI, Matthias Renault pointant « la soumission et la passivité dont peut faire preuve le gouvernement face aux règles absurdes européennes ». Les écologistes se sont majoritairement abstenus, le député Hendrik Davi disant vouloir privilégier des critères environnementaux plutôt que l’origine française des produits : « Si vous êtes à Perpignan, je préfère que ce soit dans nos cantines de l’agriculture bio qui vienne d’Espagne plutôt que de l’agriculture française non bio qui vienne du nord de la France », a-t-il expliqué.

Les députés ont approuvé contre l’avis du gouvernement de nombreux autres amendements : critère de rémunération équitable, extension aux collectivités locales de l’obligation de se fournir à 100 % en viande française à partir de 2028, extension aux gestionnaires privés de l’obligation de se fournir en produits issus de l’Union européenne, respect d’un prix plancher pour l’achat des produits agricoles utilisés… « Les gestionnaires vont s’arracher les cheveux », a commenté Annie Genevard.

Un certain nombre de ces réécritures pourront être corrigées au Sénat ou dans le cadre de la commission mixte paritaire, qui s’efforcera d’accorder les points de vue des deux chambres. Les députés doivent terminer l’examen du texte ce week-end, un vote solennel étant prévu mardi.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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