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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Loi agricole : « prix plancher », « tunnels de prix »… le gouvernement en échec sur le volet relatif au revenu des agriculteurs

Personnalités citées :Annie GenevardManon MeunierGuillaume KasbarianDominique Potier
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Le contexte

Le projet de loi d'urgence agricole vise à améliorer la situation des agriculteurs en France, notamment en ce qui concerne leurs revenus. Ce texte a été soumis à l'Assemblée nationale où des débats intenses ont eu lieu sur les mesures à adopter pour soutenir le secteur agricole. Les discussions portent sur des mécanismes comme les prix planchers et les tunnels de prix, qui sont des outils de régulation des prix dans les négociations commerciales.

Ce qu'il faut retenir

L'Assemblée nationale a modifié le projet de loi d'urgence agricole en adoptant des amendements pour instaurer des prix planchers, ce qui a suscité des critiques de la ministre de l'Agriculture. Les députés Insoumis, soutenus par le Rassemblement national, ont défendu ces mesures comme essentielles pour garantir un revenu décent aux agriculteurs. Le gouvernement, quant à lui, s'inquiète des conséquences de ces amendements sur l'équilibre des négociations commerciales et sur l'inflation.

Ce que ça change

Les modifications apportées au projet de loi pourraient avoir un impact significatif sur les revenus des agriculteurs et sur les relations commerciales entre producteurs et distributeurs. Le débat sur ces mesures se poursuivra au Sénat, où des ajustements sont attendus, ce qui pourrait influencer la version finale de la loi.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L'Assemblée nationale a profondément modifié le projet de loi d’urgence agricole en adoptant des amendements instaurant des prix planchers, une mesure vivement critiquée par la ministre de l’Agriculture

Le volet relatif au revenu des agriculteurs, proposé par le gouvernement dans son projet de loi d’urgence agricole, a été profondément modifié samedi à l'Assemblée nationale, la ministre Annie Genevard déplorant l’introduction de prix planchers pour les exploitants.

« Les amendements adoptés successivement ont largement détourné (ce volet) de son objet », a regretté la ministre de l’Agriculture, au dernier jour de l’examen de ce texte par les députés. « Toutes ces mesures sont profondément préjudiciables à l’intérêt des producteurs eux-mêmes », a-t-elle ajouté, après avoir essuyé plusieurs revers dans l’hémicycle.

À l’initiative des députés Insoumis et avec le soutien du Rassemblement national, plusieurs amendements ont en effet été adoptés pour fixer un « prix plancher » dans le cadre des négociations entre les agriculteurs et leurs premiers acheteurs. Un dispositif qui va beaucoup plus loin que les ajustements proposés par l’exécutif dans son projet.

« L’urgence agricole, elle est sur le revenu. Et le revenu, il passe bien évidemment par le prix et il passe par le courage politique de donner un véritable rapport de force aux agriculteurs face à la grande distribution et face à l’agroalimentaire », a défendu la députée Insoumise Manon Meunier.

Le camp gouvernemental s’est insurgé contre ces votes qui mettent en péril, selon lui, l’équilibre des négociations commerciales. Le député Renaissance Guillaume Kasbarian a regretté l’instauration d’un « blocage des prix orchestré entre la gauche et le RN ». « Quand les prix planchers sont trop élevés, ils conduisent à de l’inflation et à une hausse du prix du Caddie en supermarché », a-t-il regretté.

En conséquence, les députés du bloc central ont obtenu la suppression d’un autre article, qui étendait l’expérimentation de « tunnels de prix », c’est-à-dire la définition d’un prix plancher et d’un plafond dans le cadre d’une négociation commerciale, testée par la filière viande bovine pour éviter de vendre à perte et demandée par les viticulteurs.

Ce dispositif était de fait « rendu inopérant » après l’instauration de prix planchers votée auparavant, a noté Annie Genevard, suscitant la colère de la gauche, qui jugeait cette initiative « complémentaire ». « C’est un renoncement à la régulation », a regretté le socialiste Dominique Potier, très déçu.

Toutes ces mesures devraient néanmoins être retravaillées au Sénat à la fin du mois de juin, avec de grandes chances de voir la chambre haute revenir sur l’instauration de prix planchers. Entre-temps, un vote sur l’ensemble du projet de loi est prévu mardi à l’Assemblée.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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