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«Notre rôle c’est de faire en sorte que les baisses soient impactées sur les prix à la pompe aussi vite qu’ont été les hausses», a insisté la porte-parole de l’exécutif Maud Bregeon, après l’accord de paix conclu entre Téhéran et Washington.
Les prix à la pompe vont-ils enfin revenir à la normale, après l’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran ? C’est le sujet d’une rencontre entre plusieurs ministres et les distributeurs qui a eu lieu ce mardi en fin de matinée. Le gouvernement promet en tout cas de surveiller de près l’évolution des tarifs des carburants, alors que les prix du pétrole refluent . ce mardi, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,52% vers 11h, à 81,07 dollars, tandis que son équivalent américain (le WTI), chutait, lui, de 2,65% à 78,61 dollars. Les deux références du brut évoluaient ainsi à leurs plus bas depuis la première quinzaine de mars.
«Il convient évidemment d’être très prudent. Pour autant les prix du gasoil n’ont pas été aussi bas depuis trois mois . C’est évidemment une bonne nouvelle» , a tenu à souligner la ministre de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, lors d’un point presse organisé en amont de la réunion avec les distributeurs de carburant, aux côtés du ministre de l’Économie Roland Lescure et du ministre du Commerce, Serge Papin.
«Je vais être attentif à la répercussion des prix à la baisse» , a promis Serge Papin, qui assure suivre l’évolution des marges des distributeurs . Début mai, alors que les tensions au Moyen-Orient continuaient de tirer les prix du pétrole et des produits pétroliers vers le haut, la pression montait sur le gouvernement, au son de la petite musique selon laquelle les distributeurs seraient des «profiteurs de crise» augmentant leurs prix, et donc leurs profits, à la faveur de l’embrasement au Moyen-Orient.
«Il n’y a pas eu d’effet d’aubaine» , a réaffirmé Serge Papin ce mardi matin. Selon les données du gouvernement, les distributeurs ont en effet joué le jeu : après une première phase «d’affolement des marges» , comme l’a décrit Bercy à ce moment-là, elles se sont rétablies et sont vite redevenues «équivalentes à l’avant-crise» . «Notre rôle c’est de faire en sorte que les baisses soient impactées sur les prix à la pompe aussi vite qu’ont été les hausses» , a insisté Maud Bregeon. Serge Papin a, lui, déclaré vouloir faire pression sur les distributeurs qui ne répercuteraient pas la baisse des prix du brut . «Mais , a-t-il assuré, ce n’est pas du tout l’esprit de tous les distributeurs.»
