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autrevia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Catastrophes naturelles : la Cour des comptes appelle une «transparence accrue» dans les procédures de reconnaissance

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Le contexte

La procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle en France permet aux communes de bénéficier d'une indemnisation pour des dommages causés par des phénomènes naturels. Cette procédure a été mise en place pour garantir une couverture aux sinistrés, mais elle est souvent critiquée pour son manque de transparence et les pressions exercées par divers acteurs.

Ce qu'il faut retenir

La Cour des comptes appelle à une transparence accrue dans la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Elle souligne que cette procédure est parfois soumise à des pressions de la part d'acteurs politiques et du monde assurantiel. La Cour recommande l'installation d'une commission consultative pour mieux encadrer l'activité des experts d'assurance et garantir le respect des délais d'indemnisation. Elle note également que la phase de relation entre sinistrés et assureurs est insuffisamment suivie par les pouvoirs publics.

Ce que ça change

L'appel de la Cour des comptes pourrait entraîner une réforme de la procédure de reconnaissance des catastrophes naturelles, visant à améliorer la transparence et la confiance des sinistrés dans le système d'indemnisation. Cela pourrait également renforcer le rôle des pouvoirs publics dans le suivi des décisions et des relations entre sinistrés et assureurs.

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La procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle des communes est «parfois exposée à des pressions des parties prenantes (acteurs politiques, acteurs du monde assurantiel), visant à accorder la reconnaissance», pointe l’institution.

La procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle des communes peut être soumise à des «pressions des parties prenantes» , estime lundi la Cour des comptes, qui appelle à l'installation d'une commission consultative pour garantir une «transparence accrue» . Cette procédure vise à reconnaître, à partir de critères objectifs, l'intensité anormale de phénomènes naturels, à l'échelle de la commune, et ouvre la voie à l'indemnisation des dommages non assurables par les assureurs privés pour les sinistrés via le régime de garantie des catastrophes naturelles ( «Cat Nat» ).

Financé par une surprime versée par les assurés, ce régime permet de délivrer aux assureurs une couverture de réassurance illimitée en cas d’inondations, de sécheresses (y compris le «retrait-gonflement» fissurant les bâtiments construits sur des terrains argileux) et les vents cycloniques. La procédure de reconnaissance, «qui a fait l'objet d'évolutions majeures depuis une décennie» , est aujourd'hui «gérée de façon globalement efficace et pour un coût limité» , reconnaît la Cour des comptes.

Cependant, elle reste l'objet «d'incompréhensions persistantes parmi les sinistrés et les élus» car elle est «parfois exposée à des pressions des parties prenantes (acteurs politiques, acteurs du monde assurantiel), visant à accorder la reconnaissance, même lorsque les critères ne sont pas remplis». «La phase aval de la procédure, qui met en relation les sinistrés et leurs assureurs une fois la décision de reconnaissance rendue, est un angle mort insuffisamment suivi par les pouvoirs publics» , estime également la Cour.

L'autorité demande en particulier que l'activité des experts d'assurance soit «mieux encadrée» , tout comme le respect des délais légaux d'indemnisations. Elle recommande également que la commission consultative des catastrophes naturelles, chargée par la loi «Badu» de 2021 de se prononcer sur l'application des critères et les conditions effectives d'indemnisation des sinistrés, soit «installée sans délai afin d'apporter une transparence accrue sur les décisions rendues par la commission interministérielle chargée de l'instruction des demandes» .

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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