Un nouveau droit pour les jeunes parents, qui arrive dans un mois jour pour jour. Le tout nouveau congé de naissance entrera en vigueur le 1er juillet 2026. Avec la parution ce dimanche 31 mai du décret d’application au Journal officiel , on en sait davantage sur le dispositif.
Souhaité par le président Emmanuel Macron en vue d’un « réarmement démographique » , le congé de naissance est présenté par le gouvernement comme une mesure de soutien à la natalité. Il vise à « renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes » , tout en « favorisant le bon développement de l’enfant dans ses premiers mois » , avait souligné le gouvernement au moment de son adoption.
La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes Aurore Bergé a toutefois reconnu que cette réforme n’allait pas « tout résoudre » . Le HuffPost fait le point sur les principales dispositions.
Ce nouveau droit s’ajoute aux congés de maternité et de paternité existants. Créé dans le cadre par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, il s’agit d’un congé supplémentaire accordé à chacun des deux parents au moment de la naissance ou de l’adoption d’un enfant.
D’une durée d’un ou de deux mois selon le choix de chacun, il peut être pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent. Il est possible de le fractionner en deux périodes d’un mois. Les parents peuvent aussi recourir ensuite au congé parental, à temps plein ou à temps partiel, jusqu’aux trois ans de l’enfant.
Tous les parents d’un bébé né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026 sont concernés. Les parents qui adoptent un enfant à partir de cette date peuvent aussi en bénéficier, à la suite du congé d’adoption habituel de 16 semaines.
En plus des salariés, les indépendants, les fonctionnaires, les contractuels du service public, les militaires, les non-salariés agricoles et les assurés des régimes spéciaux sont éligibles à ce nouveau congé.
Pour les salariés, la rémunération du nouveau congé sera dégressive : de l’ordre de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, dont la valeur mensuelle s’élève à 4 005 euros au 1er janvier 2026. Il en sera de même pour les fonctionnaires. Les travailleurs indépendants bénéficieront quant à eux d’une indemnité journalière forfaitaire.
À titre de comparaison, l’indemnisation des congés maternité et paternité est aussi calculée en fonction du salaire, dans la limite de ce plafond et en retirant un taux forfaitaire. Celle du congé parental avoisine les 450 euros mensuels.
Les parents pourront prendre leur congé de naissance à partir du 1er juillet. Ceux dont les enfants sont nés ou ont été adoptés entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026 pourront partir en congé de naissance jusqu’en avril 2027, a récemment précisé la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist.
Le congé devra ensuite être pris dans un délai de neuf mois. Dans les cas où les congés maternité et paternité sont prolongés, en raison par exemple de naissance de jumeaux ou de dispositions prévues par une convention collective, ce délai est allongé d’autant.
Les parents doivent prévenir leur employeur au moins un mois avant le début de leur congé de naissance, en précisant ses modalités. Ce délai de notification est réduit à 15 jours s’il s’enchaîne à un congé paternité.
