La patronne des Ecologistes et candidate à l’élection présidentielle de 2027 a dévoilé son livret pour l’un des axes forts de son programme : la santé environnementale. Au programme : sortie des pesticides de synthèse, fin des aliments ultratransformés et accès à la nature.
Primaire ou non ? Candidature des Ecologistes ou de la gauche unie ? En attendant de dégager un horizon stratégique clair pour l’élection présidentielle de 2027, Marine Tondelier détaille son programme. Planifier la sortie progressive des pesticides de synthèse à l’horizon 2050, interdire les aliments ultratransformés dans les cantines, bannir les perturbateurs endocriniens et les substances cancérogènes dans les produits du quotidien ou garantir un accès à la nature : la femme politique de gauche a dévoilé ce samedi 30 mai ses mesures pour la santé environnementale.
« La santé environnementale doit constituer un droit fondamental du XXIe siècle », estime la patronne des Ecologistes et candidate pour la présidentielle de 2027 dans un livret rendu public ce samedi. Défendant « la sécurité à 360° », qui ne se limite pas à l’ordre public, mais inclut la « capacité à vivre dans un environnement qui ne vous rend pas malades », la candidate à la primaire de la gauche veut « faire de l’espérance de vie en bonne santé le nouveau référentiel de l’action publique ».
Cela passe par l’approche globale « One Health », qui rend indissociable la santé humaine, animale et environnementale, explique-t-elle, en proposant à la fois des mesures sur la santé, la pollution, l’agriculture, la biodiversité et la condition animale. Elle propose ainsi de mettre en place un nouveau « pacte agricole » entre l’Etat et les agriculteurs, pour planifier « la sortie progressive des pesticides de synthèse et des engrais azotés à l’horizon 2050 », et instaurer « un fonds de transition agricole » pour les accompagner vers l’agroécologie.
Contre la malbouffe, elle prévoit d’interdire les aliments ultratransformés dans les cantines scolaires et la publicité à la télévision pour les produits trop sucrés et trop salés avant 21 h 00. Elle veut aussi interdire les perturbateurs endocriniens, les substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques et les polluants éternels (PFAS) dans les produits du quotidien (alimentation, textiles, protections hygiéniques, produits de beauté).
L’Ecologiste propose également de garantir « un accès à la nature », avec une « stratégie 300/30/3 » : « Chacun doit pouvoir accéder à un espace vert à maximum 300 m de chez soi », dans chaque quartier, au minimum 30 % du territoire « doit être couvert de feuillage en été (toitures végétalisées, espaces verts, etc.) », et « chaque citoyen doit voir au minimum trois arbres depuis chez soi ».
Elle souhaite aussi instaurer une TVA verte, créer un fonds national d’indemnisation et de dépollution financé par les industries les plus polluantes, et appliquer systématiquement le principe pollueur-payeur. Elle prévoit de généraliser les régies publiques de l’eau et de « favoriser le temps passé à l’extérieur », en développant des initiatives comme « l’école dehors » .
La secrétaire nationale des Ecologistes avait déjà proposé début mai la création d’un congé payé climatique de cinq jours par an, destiné à faire face aux vagues de chaleur.
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