Saisi la semaine dernière par la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet , le déontologue de l’institution a conclu à l’absence de manquement de la part du député Charles Alloncle et sa collaboratrice, a appris l’AFP jeudi 28 mai, confirmant une information du Parisien .
Après la publication par Paris Match de photographies du député Charles Alloncle (UDR) avec sa collaboratrice parlementaire, présentée initialement par le magazine comme sa compagne avant que le titre de l’article ne soit modifié, Yaël Braun-Pivet avait saisi le déontologue pour effectuer « les vérifications nécessaires, de manière indépendante » .
Les lois pour la confiance dans la vie politique de 2017, votées dans le sillage de l’affaire Fillon, ont interdit l’emploi de la famille proche (conjoint, concubin, parents et enfants…) comme collaborateurs, pour les ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux, sous peine de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Après avoir reçu les deux intéressés, le déontologue de l’Assemblée, Rémi Schenberg, a rendu ses conclusions dans un courrier à la présidente Braun-Pivet, et indiqué qu’il n’y avait pas de situation de mariage, de Pacs ou de concubinage, selon l’entourage de la présidente.
« La loi encadre strictement ce type de situation. Depuis le début, je n’avais de cesse de le clamer » , a réagi Charles Alloncle auprès de l’AFP, indiquant avoir également fourni des documents dans le cadre de l’enquête, établissant par exemple des domiciliations personnelles. « Je trouve ça évidemment regrettable (...) qu’on ait sali l’honneur de cette personne comme la mienne » , a ajouté le rapporteur de la très médiatisée et hautement controversée commission d’enquête sur l’audiovisuel public . Interrogé pour savoir si sa collaboratrice restait en poste, il s’est dit « heureux de pouvoir la compter dans (s)on équipe » et a souligné « sa grande compétence » .
