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justicevia Sud Ouest··3 min de lecture

Crash mortel de l’émission “Dropped” : quatre personnes et la société de production seront jugées pour homicides volontaires

Personnalités citées :Florence ArthaudAlexis VastineCamille MuffatHubert ArthaudMe Solenn Le TutourMes Mathias ChichportichClara Gérard Rodriguez
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Le contexte

Le crash de l'émission 'Dropped' en 2015 a causé la mort de dix personnes, dont des sportifs français de haut niveau. Ce drame a suscité des enquêtes judiciaires en France et en Argentine, mettant en lumière des manquements à la sécurité lors du tournage. Plus de onze ans après, la justice française a décidé de renvoyer quatre personnes et la société de production en correctionnelle pour homicides involontaires.

Ce qu'il faut retenir

Quatre personnes et la société de production de l'émission 'Dropped' seront jugées pour homicides involontaires suite au crash d'hélicoptères en 2015. Parmi les victimes se trouvaient des sportifs français de renom. Les avocats des familles des victimes soulignent l'absence de contrôle et de surveillance sur la sécurité du tournage. Le procès pourrait se tenir au premier semestre 2027, permettant aux familles de faire la lumière sur les causes de ce drame.

Ce que ça change

Ce procès marque une étape importante pour les familles des victimes, leur permettant de chercher justice après des années d'attente. Il soulève également des questions sur la sécurité dans la production télévisuelle et pourrait entraîner des changements dans les réglementations concernant les tournages impliquant des activités à risque.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Plus de onze ans après le drame survenu lors du tournage du jeu télévisé en Argentine, la justice française a ordonné un procès pour homicides involontaires

Plus de onze ans après les dix morts dans un crash d’hélicoptères lors du tournage de l’émission « Dropped » en Argentine, quatre personnes et la société de production, en tant que personne morale, seront jugées en correctionnelle pour homicides involontaires. Trois des producteurs de l’époque et un responsable de sécurité sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui n’est pas encore fixée.

Parmi les victimes figuraient notamment trois sportifs français de haut niveau, la navigatrice Florence Arthaud, le boxeur Alexis Vastine et la nageuse Camille Muffat. Cinq membres français de la production et deux pilotes argentins avaient également été tués.

Hubert Arthaud, frère de celle qu’on surnommait « la petite fiancée de l’Atlantique », se réjouit qu’il n’y ait pas qu’une personne morale renvoyée en correctionnelle, mais aussi des personnes physiques. « C’est tout à fait normal, parce que derrière une société, il y a des personnes physiques qui ont pris la décision de faire passer la sécurité au deuxième plan », déplore-t-il.

« Le premier plan, c’était le coût financier, faire des économies », dénonce Hubert Arthaud, qui fustige un « amateurisme » et « une chasse à l’image, en voulant faire voler deux hélicoptères en tandem ». Hubert Arthaud avance que le procès pourrait se tenir « au premier semestre 2027 ».

Cette ordonnance de renvoi en correctionnelle « acte l’absence de contrôle et de surveillance d’ALP (société de production) et de ses dirigeants sur le choix des pilotes, la nature du vol - particulièrement dangereux et totalement improvisé - et l’incompétence de la société censée assurer la sécurité du tournage », brosse Me Solenn Le Tutour, avocate de familles de victimes. « C’est une longue page d’investigations qui se tourne pour les familles qui vont enfin pouvoir faire toute la lumière sur les causes du décès de leurs proches », souligne cette avocate.

Le 9 mars 2015, le tournage de « Dropped », jeu d’aventures prévu pour diffusion l’été suivant sur TF1, avait tourné au drame : deux hélicoptères Écureuil étaient entrés en collision en plein vol avant de s’écraser, dans la province argentine de la Rioja. L’accident avait eu lieu au départ de ce vol rapproché à basse altitude, visant à ce que le cameraman d’un appareil filme l’autre. Les candidats, eux, devaient être largués dans des zones isolées, puis avaient soixante-douze heures pour retrouver la civilisation.

Les mis en cause sont renvoyés en correctionnelle pour la validation d’un budget alloué aux moyens aériens au détriment de la sécurité ou encore la sélection des hélicoptères et des pilotes sur des critères ne correspondant pas aux besoins effectifs. Il est aussi reproché au responsable de la sécurité de ne pas avoir vérifié si les deux pilotes avaient déjà volé ensemble, entre autres.

« Les équipes d’ALP (société de production) demeurent bouleversées par ce drame. Si elles respectent et comprennent la douleur des familles, elles restent déterminées à démontrer que tous les moyens matériels et humains ont été mis en place pour assurer la sécurité du tournage », commentent Mes Mathias Chichportich et Clara Gérard Rodriguez, avocats de la production. Pour ces conseils, ce renvoi en correctionnelle « signifie que les magistrats estiment nécessaire la tenue d’un procès mais en aucun cas une quelconque déclaration de culpabilité ».

Après l’accident, deux enquêtes judiciaires avaient été ouvertes, en Argentine et en France. Vidéos et témoignages ont vite mis en cause une erreur de pilotage, hypothèse accréditée fin 2015 par la Direction d’enquête des accidents de l’aviation civile (Jiaac), l’équivalent argentin du Bureau d’enquêtes et analyses (BEA). Mais la Jiaac pointait aussi d’autres défaillances : « Lacunes dans la planification » du vol, utilisation dans un cadre commercial d’hélicoptères publics, imprudences de pilotage pour des séquences spectaculaires.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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