Des gendarmes lors des recherches pour retrouver Lyhanna, le 4 juin 2026. ED JONES / AFP
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Plusieurs jours après l’enlèvement de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers et avec la découverte d’un corps ce jeudi 4 juin, les critiques pleuvent sur le fonctionnement de la justice appelée à mieux prendre en compte la parole des enfants. Jérôme B. , l’homme suspecté d’avoir enlevé Lyhanna, avait fait l’objet de plusieurs plaintes et signalements depuis 2017, notamment pour viol sur mineur.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reporté un déplacement prévu ce vendredi 5 juin à Vendin-le-Vieil, pour convoquer une réunion à Matignon avec Gérald Darmanin ministre de la Justice, et Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur.
Le président des Républicains et candidat pour 2027 Bruno Retailleau a déploré une « faillite » du « système judiciaire », quand son homologue du Rassemblement national, Jordan Bardella, juge, lui, que l’Etat a « lourdement failli ». La question de la prise en compte des témoignages d’enfants est posée par plusieurs dirigeants politiques. « Les premiers éléments connus posent une question terrible : quand la parole d’un enfant est recueillie ou signalée, pourquoi toute la chaîne de l’État ne se met-elle pas immédiatement en alerte ? » , a questionné Edouard Philippe, le prétendant du parti Horizons pour 2027.
A gauche, la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, également candidate à l’Elysée, a de son côté dénoncé une affaire « symbole d’un système politico-judiciaire incapable de gérer le sujet des violences sexistes et sexuelles » . « Par manque de moyens, mais pas seulement » , a-t-elle ajouté, estimant « qu’on a laissé un pédocriminel en toute liberté, malgré les alertes » .
Entretien « Il faut tout un village pour violer un enfant » : dialogue entre Frédéric Pommier et Romain Lemire
