Le parquet de Paris confirme la mise en examen de deux suspects soupçonnés d’avoir ciblé plus de 1 500 entités dont l’Assemblée nationale et Leroy Merlin
Deux hackers présumés, âgés de 22 ans et 15 ans , ont été mis en examen, suspectés d’appartenir au groupe « Dumpsec », ciblant des acteurs privés ou publics, telle l’Assemblée nationale, a indiqué mardi le parquet de Paris.
Plusieurs dizaines de millions de données et plus de 1 500 sociétés ou entités (dont, également, l’enseigne de bricolage Leroy Merlin, diverses fédérations sportives ou des sites médicaux…) auraient été dans le viseur de ces hackers, avait précisé la semaine dernière l’Office anti-cybercriminalité.
Les deux jeunes mis en cause sont poursuivis pour les infractions d’atteintes à un système automatisé de données, a exposé le parquet de Paris. Sept personnes avaient été interpellées lors du démantèlement de ce groupe spécialisé dans l’extraction et la revente de données informatiques sensibles, avait annoncé jeudi dernier à l’Ofac. Le sort des autres interpellés n’a pas été mentionné par le parquet de Paris.
« Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d’atteinte », avait présenté la commissaire Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber à l’Ofac. Les interpellés étant décrits comme « des mineurs ou des jeunes majeurs », « souvent des autodidactes » et « totalement décomplexés ».
Les différentes attaques avaient été revendiquées dans les médias et les données mises en vente sur des forums tels que BreachForums. « On a une stratégie qui est claire : recouper, identifier, neutraliser », assurait encore la commissaire Benoit. L’enquête, pilotée par l’antenne rennaise de l’Office anti-cybercriminalité, a débuté en novembre 2025, à la suite d’une attaque informatique ayant visé « une entreprise basée à Rennes », avait révélé l’Ofac la semaine passée.
Les interpellations ont eu lieu sur l’ensemble du territoire avec la mobilisation de différentes antennes de l’Office, à Lille, Marseille, Strasbourg, Poitiers, Bordeaux ou Limoges. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi plusieurs supports numériques, soumis à analyse.
