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justicevia RFI — France··2 min de lecture

France: le Parlement entérine une loi de réparation pour l'exil forcé d'enfants réunionnais entre 1962 et 1984

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Naïma MoutchouAudrey Bélim
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Le contexte

Entre 1962 et 1984, plus de 2 000 enfants réunionnais ont été déplacés vers l'Hexagone dans le cadre d'une politique de peuplement. Cette période a été marquée par des traumatismes pour ces enfants, souvent séparés de leurs familles et de leur terre d'origine. Le sujet a suscité des débats sur la reconnaissance des torts de l'État français.

Ce qu'il faut retenir

Le Parlement français a adopté une loi de réparation pour les enfants réunionnais déplacés entre 1962 et 1984. Cette loi, votée à l'unanimité au Sénat, vise à reconnaître les souffrances endurées par ces mineurs, souvent victimes de maltraitance. La ministre des Outre-Mer a qualifié ce texte de justice et de dignité, soulignant l'impact émotionnel sur les familles concernées.

Ce que ça change

Cette loi marque une étape importante dans la reconnaissance des injustices historiques subies par les enfants de La Réunion. Elle ouvre la voie à des réparations financières et symboliques, contribuant à la réconciliation avec un passé douloureux. Cela pourrait également influencer d'autres initiatives de réparation pour des injustices similaires dans l'histoire de France.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Le Parlement a approuvé mardi 16 juin l'adoption définitive d'une loi de réparation au bénéfice des mineurs de La Réunion déplacés dans l'Hexagone entre 1962 et 1984, plus de 2 000 enfants arrachés à leurs terres. Communément baptisés « Enfants de la Creuse », ces mineurs ont été contraints d'aller de La Réunion vers 83 départements hexagonaux – officiellement pour répondre à l'augmentation de la population réunionnaise –, endurant de profonds traumatismes. Le texte, définitivement adopté par un vote unanime au Sénat, leur ouvre un droit à réparation sous forme d'allocation forfaitaire.

Publié le : 16/06/2026 - 23:42 Modifié le : 16/06/2026 - 23:53

« Une nouvelle pierre mémorielle dans un long chemin de reconstruction » : dans l'émotion, le Parlement a approuvé mardi 16 juin l'adoption définitive d'une loi de réparation au bénéfice des mineurs réunionnais déplacés dans l'Hexagone entre 1962 et 1984, plus de 2 000 enfants arrachés à leurs terres.

Avec un vote unanime au Sénat, quelques mois après un vote identique à l'Assemblée nationale, le Parlement français entend reconnaître les torts de l'État dans ce scandale du XXe siècle.

Entre 1962 et 1984, 2 015 mineurs ont été déplacés de La Réunion vers 83 départements hexagonaux, principalement ruraux. Cette politique visait officiellement à répondre au doublement de la population réunionnaise en trente ans et à repeupler des zones rurales comme la Creuse, département ayant accueilli le plus d'enfants, d'où le surnom de ces mineurs parfois baptisés « enfants de la Creuse ».

Mais dans les faits, ce furent des jeunesses interrompues soudainement, des changements d'état civil brutaux, voire des maltraitances ou humiliations à l'origine de profonds traumatismes pour ces enfants initialement placés au sein de l'Aide sociale à l'enfance. Ces mineurs étaient de tous âges, avec des nouveau-nés comme des adolescents.

En résumé, « des milliers de trajectoires bouleversées par l'exil, par la séparation des familles, par la rupture brutale avec une terre, avec une langue, avec une filiation », a détaillé la ministre des Outre-Mer Naïma Moutchou, saluant l'adoption d'un « texte de justice et de dignité » qui touche aux « parts d'ombre » de l'histoire de France.

Élue de La Réunion, la socialiste Audrey Bélim a aussi souligné la situation des proches de ces enfants déracinés, « des parents qui ont attendu en vain le retour de leurs enfants et des familles marquées pour toujours par le silence, l'incompréhension et parfois la honte. »

À écouter aussi Enfants de la Creuse : du déracinement forcé à la reconnaissance

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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