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justicevia Le HuffPost··3 min de lecture

Dans l’affaire Lyhanna, Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable » mais récuse « la question des moyens »

Personnalités citées :Emmanuel MacronSébastien LecornuMarine TondelierJordan BardellaEdouard Philippe
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Le contexte

L'affaire Lyhanna concerne la disparition d'une enfant de 11 ans, révélant des failles dans le système judiciaire français. Emmanuel Macron a reconnu des dysfonctionnements et a appelé à une enquête administrative pour clarifier les responsabilités. Ce cas s'inscrit dans un contexte plus large de critiques sur la protection des enfants et l'efficacité du système judiciaire en France.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a dénoncé un dysfonctionnement inacceptable dans le système judiciaire suite à la disparition de Lyhanna. Il a refusé de considérer le manque de moyens comme une cause des failles observées. Le Premier ministre a convoqué une réunion d'urgence avec les ministres concernés et une enquête administrative a été lancée. Les critiques politiques se multiplient, appelant à une meilleure protection des enfants et à des responsabilités claires en cas de défaillance.

Ce que ça change

Cette affaire soulève des questions cruciales sur l'organisation et l'efficacité du système judiciaire en France, notamment en matière de protection de l'enfance. Les conclusions de l'enquête administrative pourraient entraîner des réformes dans le traitement des plaintes concernant les enfants victimes et renforcer les mesures de protection.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

« Il est clair qu’il y a eu un dysfonctionnement ». Emmanuel Macron a reconnu l’existence de « failles » dans le système judiciaire ce vendredi 5 juin, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus , après la disparition de Lyhanna , 11 ans, et alors que le principal suspect était connu de la justice , déjà visé par le passé par deux plaintes pour viols.

« Les choses ne sont pas passées comme elles auraient dû se passer, c’est inacceptable », a déclaré le président de la République en marge d’un déplacement au Monténégro. « Il est clair qu’il y a eu un dysfonctionnement et que nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées », a ajouté le chef de l’État.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni dans la matinée les ministres de l’Intérieur et de la Justice. Une enquête administrative a en parallèle été lancée. Il faut qu’elle soit « le plus rapide possible » a exigé le chef de l’État, appelant à « clarifier les responsabilités qui sont à l’œuvre » qu’elles soient « collectives, systémiques » ainsi qu’ « éventuellement individuelles. »

La disparition de l’enfant a provoqué une vague d’émotion nationale. Dans un contexte de pré-campagne présidentielle, elle a également été reprise par les responsables politiques de tous bords comme une nouvelle illustration des défaillances du système judiciaire français. La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier a pointé « un manque de moyens » et « la culture patriarcale qui amène à ces drames. » À l’opposé sur l’échiquier politique, le président du RN Jordan Bardella a fustigé un État qui « a très lourdement failli. » « Il faut créer un véritable principe de précaution face aux violences faites aux enfants » , avec une « accélération des procédures » et des « responsabilités clairement établies en cas de défaillance » , a déclaré pour sa part Edouard Philippe, prétendant Horizons à la présidentielle.

Emmanuel Macron a refusé d’entendre les critiques sur un éventuel manque de moyens. « J’invite à regarder les moyens qui ont été mis dans la justice et la gendarmerie depuis 2017 », année de son arrivée à l’Élysée. « C’est une question de réponses, de fermeté, d’organisation, de responsabilités. Elles doivent être établies, mais ça participe aussi de cet effort qui est fait sur la protection de nos enfants. Aujourd’hui nous avons un système collectif, du système judiciaire à ce qui est fait par l’aide sociale à l’enfant, qui doit être encore amélioré et réhaussé » , a estimé le chef de l’État. Il a adressé à la famille « la solidarité et l’affection de la Nation ».

L’affaire Lyhanna intervient après le scandale du périscolaire à Paris, mais aussi l’affaire Bétharram. Un enchaînement terrifiant qui montre que « tout le système est défaillant en France » , selon les mots de la présidente de l’Unicef, Adeline Hazan, dans son état des lieux publié fin mai. Le Garde des Sceaux a lui estimé que la disparition de l’enfant de 11 ans dans le Gers « est révélateur de notre mauvaise organisation et, sans doute, au ministère de la Justice comme ailleurs, du fait que nous ne prenons pas au sérieux la parole de l’enfant » . Le Garde des Sceaux, qui s’exprimera vendredi soir au JT de TF1, a invité tous les procureurs généraux à se réunir à la Chancellerie lundi matin.

« La question est de savoir si tous les signaux d’alerte ont été pris en compte à temps, si toutes les procédures ont fonctionné comme elles auraient dû fonctionner et si les priorités ont été les bonnes » , a fait savoir Matignon à l’issue de la réunion d’urgence. Selon une source gouvernementale à l’AFP, la circulaire pénale priorisant les enfants victimes, signée par le garde des Sceaux et diffusée en janvier dernier, n’aurait pas été « appliquée par la procureure d’Auch » dans le traitement de plaintes visant le suspect. Le Premier ministre a réclamé les conclusions de la mission d’inspection lui soient remises « sous 15 jours. »

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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