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justicevia France Info··3 min de lecture

DIRECT. Affaire Lyhanna : Emmanuel Macron se dit "choqué" et dénonce "un dysfonctionnement"

Personnalités citées :Emmanuel MacronGérald DarmaninSébastien LecornuGrégory BobbatoSacha Straub-Kahn
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Le contexte

L'affaire Lyhanna concerne la disparition d'une collégienne de 11 ans dans le Gers, qui a suscité une forte émotion et des critiques sur le fonctionnement de la justice. Le suspect, Jérôme Barella, avait un passé judiciaire préoccupant avec plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures. Cette affaire met en lumière des dysfonctionnements dans le suivi judiciaire des suspects.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a exprimé son choc face aux dysfonctionnements judiciaires liés à l'affaire Lyhanna. Il a convoqué une réunion de travail avec les procureurs généraux pour discuter des critiques sur le système judiciaire. Le Premier ministre a également réuni les ministres concernés pour faire un point sur la situation. Le corps d'un enfant a été retrouvé, et une autopsie est en cours pour confirmer son identité. Le maire de Fleurance a dénoncé un échec de l'État dans cette affaire.

Ce que ça change

Cette affaire soulève des questions sur la capacité de l'appareil judiciaire à protéger les enfants et pourrait entraîner des réformes dans le suivi des affaires de violences sexuelles. Les déclarations des responsables politiques montrent une volonté de réagir face aux critiques et d'améliorer la situation.

L'article complet

Source originale sur francetvinfo.fr

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a convoqué tous les procureurs généraux lundi matin au ministère de la Justice pour une "réunion de travail".

"On ne peut pas regarder en face sa famille et lui dire que les choses se sont bien passées." En déplacement au Monténégro, le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi vendredi 5 juin à l'émotion suscitée par les révélations concernant le suivi judiciaire de l'homme suspecté d'avoir enlevé Lyhanna, la collégienne de 11 ans disparue le 29 mai dans le Gers . "Il est clair qu'il y a eu un dysfonctionnement", a déclaré le chef de l'Etat, se disant "choqué" . Mis en examen et écroué, Jérôme Barella, 41 ans, a fait l'objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures, sans être entendu. Alors que l'institution judiciaire est sous le feu des critiques, Emmanuel Macron a dit ne vouloir "entendre aucun argument de moyens sur cette affaire" , mentionnant les moyens mis dans la gendarmerie et la justice. "C'est une question de réponse, de fermeté et d'organisation" , a-t-il plaidé . Suivez notre direct.

• Gérald Darmanin va convoquer tous les procureurs généraux au ministère de la Justice. A l'occasion d'une "réunion de travail", les magistrats et le garde des Sceaux évoqueront les éventuels dysfonctionnements judiciaires soulevés par l'affaire Lyhanna , a appris franceinfo vendredi auprès de la Chancellerie. Cette réunion se tiendra à 8h30 lundi matin. Alors que l'enquête fait la lumière sur le profil de l'homme suspecté d'avoir enlevé la collégienne de 11 ans, le 29 mai, à Fleurance, dans le Gers, les critiques se multiplient.

• Une réunion à Matignon. Vendredi matin, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a convié à Matignon les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, pour faire "un point de situation" sur la disparition de Lyhanna.

• Les résultats de l'autopsie sur le corps de l'enfant retrouvé jeudi attendus. Jeudi, au sein d'une exploitation agricole près du village de Puycasquier, "le corps paraissant être celui d'un enfant a été retrouvé, porteur de vêtements similaires à ceux que la mineure enlevée et séquestrée portait au moment de sa disparition", a annoncé le procureur d'Agen, Olivier Naboulet. L'autopsie doit permettre d' "identifier formellement le corps et proposer des conclusions médico-légales sur les causes de la mort", a-t-il précisé.

• Le maire de Fleurance déplore "un dysfonctionnement de l'Etat et de la France". Grégory Bobbato, maire de Fleurance (Gers), s'est exprimé vendredi matin sur BFMTV. L'élu, qui refuse "toute polémique" , a estimé que "le seul vrai courage, aujourd'hui (...) ce n'est pas de savoir ce qui a été fait ou pas fait, c'est celui qu'il faut à ces enfants pour aller pousser une porte de gendarmerie avec leurs parents, c'est de surmonter leur terreur". "Si nous n'avions pas pris le taureau par les cornes il y a quelques jours, nous serions restés seuls" , a-t-il déploré, ajoutant avoir été contacté jeudi soir par "le secrétariat de la présidence [de la République], avec des mots enfin à la hauteur de la situation."

• Le porte-parole du ministère de la Justice reconnaît un "échec collectif." "Vous ne pouvez faire qu'un constat d'échec quand l'appareil judiciaire n'arrive pas à protéger une enfant" , a reconnu vendredi matin sur franceinfo Sacha Straub-Kahn , porte-parole du ministère de la Justice. Mis en examen lundi soir et placé en détention provisoire, le principal suspect, Jérôme Barella, avait été visé par au moins cinq procédures concernant des violences sexuelles sur des mineures, dont deux avaient été classées sans suite.

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