Le président Emmanuel Macron a affirmé, ce vendredi 5 juin, qu'il y a eu un "dysfonctionnement" dans le système judiciaire français après la disparition de Lyhanna, 11 ans, et les récentes révélations sur le principal suspect Jérôme Barella.
"Il est clair qu'il y a un dysfonctionnement et que nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées, il faut les clarifier (...) et clarifier les responsabilités qui sont à l'œuvre", a déclaré le chef de l'État depuis le Monténégro où il est en visite diplomatique.
"Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer. C'est une évidence et donc c'est inaceptable", a-t-il insisté avant d'ajouter: "Nous devons clarifier ce qui s'est passé pour Lyhanna et pour aussi, potentiellement, toutes les autres victimes".
Après sept jours de recherches pour retrouver Lyhanna - disparue depuis une semaine dans le Gers - un corps pouvant être celui de l'enfant a été découvert ce jeudi 4 juin dans un silo agricole près de Fleurance.
Si l'autopsie doit encore confirmer l'identité de la victime, les premiers jours d'investigations ont révélé que le principal suspect dans cette affaire faisait déjà l'objet de plusieurs procédures judiciaires , dont deux plaintes pour viols.
Devant les journalistes, Emmanuel Macron a indiqué avoir contacté le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et demandé à ce que les enquêtes sur cette affaire soient "les plus rapides possibles". "C'est une question de réponse, de fermeté, d'organisation et de responsabilité", a-t-il déclaré.
"Nous sommes tous, depuis les premières heures de ce drame absolu, aux côtés de la famille de Lyhanna, de tous ses amis et de ses proches. Je veux dire la solidarité et l'affection de la nation toute entière. C'est un moment de recueillement, d'affection, de soutien et de pensée", a déclaré Emmanuel Macron.
Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire Lyhanna, a depuis été mis en examen et est toujours placé en détention provisoire.
Selon les informations de BFMTV, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a invité tous les procureurs généraux à une réunion de travail lundi 8 juin à 8h30 à la Chancellerie.
