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electionsvia Le HuffPost··4 min de lecture

De Gabriel Attal à Jean-Luc Mélenchon, les principaux candidats font un tour de chauffe avant la présidentielle

Personnalités citées :Gabriel AttalJean-Luc MélenchonRaphaël GlucksmannBruno RetailleauÉdouard PhilippeValérie PécresseYaël Braun-PivetÉlisabeth BorneGérald DarmaninAurore Bergé
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Le contexte

La présidentielle de 2027 approche et les candidats commencent à se préparer pour la campagne. Les meetings de précampagne sont cruciaux pour établir leur crédibilité et mobiliser les électeurs. Plusieurs figures politiques se lancent dans cette compétition, chacune avec des enjeux spécifiques.

Ce qu'il faut retenir

Le mois de juin marque le début des meetings de précampagne pour les candidats à la présidentielle de 2027. Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau sont parmi les premiers à organiser des événements. Attal doit faire face à l'absence de plusieurs figures de son parti lors de son meeting. Mélenchon, soutenu par un récent sondage positif, prévoit un discours axé sur l'Histoire de France. Glucksmann, quant à lui, cherche à prouver sa capacité à mobiliser après des semaines difficiles.

Ce que ça change

Ces meetings de précampagne sont essentiels pour les candidats afin de se positionner et de mobiliser leurs bases. Les performances lors de ces événements influenceront les perceptions publiques et les sondages à venir. La dynamique de la campagne commence à se dessiner, avec des enjeux de crédibilité et de mobilisation au cœur des préoccupations des candidats.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Le mois de juin va véritablement lancer les hostilités. Chaque week-end de ce dernier mois avant la saison estivale sera marqué par un événement politique de grande ampleur. Les prétendants à l’Élysée le savent : l’été est une période cruciale pour crédibiliser une candidature et tirer son épingle du jeu, dans une compétition très disputée.

Le premier à s’y coller sera Gabriel Attal . Le patron de Renaissance réunit ses troupes ce samedi 30 mai à la Porte de Versailles à Paris. Suivront ensuite Jean-Luc Mélenchon le dimanche 7 juin sur l’esplanade face à la mairie de Saint-Denis ; Raphaël Glucksmann le samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers ; Bruno Retailleau le samedi 20 juin au Parc floral de Paris. La saison des meetings s’achèvera le dimanche 5 juillet autour d’Édouard Philippe à l’Adidas Arena de Paris, une salle initialement construite pour les Jeux olympiques.

Ces grands raouts de précampagne s’annoncent sensibles pour les candidats. Pour beaucoup, l’enjeu est de réussir à faire venir le maximum de monde afin d’offrir une démonstration de force aux médias et à la concurrence. Ou, à tout le moins, d’éviter les images de sièges vides, synonymes de démobilisation. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon (qui en est à sa quatrième campagne) a prévu le coup, puisque des bus seront affrétés en provenance de toute la France pour drainer le maximum de public.

L’autre enjeu, pour ces prétendants, est de ne pas rater son entrée en campagne à l’heure où le moindre loupé se paie cash sur les réseaux sociaux. Valérie Pécresse s’en souvient encore, après un meeting raté en février 2022, qui avait plombé ensuite toute son aventure.

Pour Gabriel Attal par exemple, qui promet d’être entouré d’élus et de personnalités de la société civile, le défi est de taille. Le plus jeune Premier ministre de l’histoire de la Ve République sait qu’il doit apparaître comme un facteur de stabilité face à Édouard Philippe, candidat déclaré de longue date, et plus expérimenté. Au-delà de la bataille des images, la tonalité de son discours et la façon dont il réussit (ou non) à apparaître comme un candidat crédible pour représenter le centre et la droite seront regardées de très près.

Problème : de nombreuses figures de sa famille politique sécheront le meeting. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne, le Garde des Sceaux Gérald Darmanin ou encore la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé ont fait savoir qu’ils ne seraient pas là. Un sujet très sensible pour « le cadet des sosies d’Emmanuel Macron », comme le qualifiait Libération au moment de son arrivée à Matignon, fâché d’être interrogé là-dessus lors d’un récent passage sur France Inter.

Le patron de Renaissance promet en tout cas quelque chose de « beau » , mais sans recours à l’IA. Contrairement à une soirée qu’il avait organisée à Paris fin janvier. Suffisant pour faire de l’ombre à Edouard Philippe ? Le candidat en tête dans le bloc central, selon les sondages, tiendra un meeting un mois plus tard dans l’une des plus grandes salles de la capitale. L’occasion, pour lui, de se refaire la cerise après des semaines relativement délicates dans les enquêtes d’opinion - et de marquer sa différence avec Bruno Retailleau qui aura, lui aussi, réuni ses troupes quelques jours plus tôt.

À gauche, le contexte est plutôt favorable à Jean-Luc Mélenchon. Auréolé d’un récent sondage flatteur, le tribun tiendra un discours place Victor-Hugo, à Saint-Denis, et devrait attirer des milliers de personnes. La ville n’a pas été choisie au hasard : c’est là qu’a été élu maire Bally Bagayoko dès le premier tour en mars. Il est devenu, en quelques semaines, une figure majeure du mouvement autant qu’une vedette médiatique. Et a dû subir les assauts racistes de l’extrême droite , CNews en tête.

Le candidat de La France insoumise a prévu d’axer sa prise de parole sur l’Histoire de France. Il devrait profiter de cet événement XXL pour tester des slogans, semer des graines et donner le ton de sa campagne. L’idée, pour lui, est de continuer à creuser son sillon pour reléguer ses concurrents à gauche loin dans les sondages.

Quant à Raphaël Glucksmann, qui réunira les siens une semaine plus tard, le 13 juin, aux portes de Paris, les enjeux sont sensiblement différents. Le député européen et patron de Place Publique, qui publie cette semaine Nous avons encore envie (éd. Allary), devra prouver qu’il a la capacité d’emporter un auditoire. L’occasion sera idéale pour lui de prendre une bouffée d’oxygène, après des semaines tumultueuses. Entre une prestation jugée ratée face à Éric Zemmour fin novembre sur LCI et la publication d’une note normalement secrète, qui préconisait de ne pas miser sur les jeunes et les personnes précaires pour l’emporter en 2027, Raphaël Glucksmann a effectivement besoin d’un nouveau souffle.

Reste que, comme nous le révélions mercredi, l’ancien essayiste a du mal à financer ce meeting. La campagne de levée de fonds qu’il a lancée n’a pas atteint ses objectifs et il n’est (pour le moment) adossé à aucune grande formation politique. D’où sa volonté d’embarquer le Parti socialiste. Plusieurs élus PS seront d’ailleurs présents le 13 juin, dont la présidente de la région Occitanie Carole Delga ou le député de la Mayenne Guillaume Garot. La campagne ne fait que commencer.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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