Aller au contenu principal
Toute l'actualité
autrevia RFI — France··2 min de lecture

«De la propagande» pro-russe: à Paris, des manifestants ciblent Xenia Fedorova et appellent à des sanctions

Personnalités citées :Xenia FedorovaRaphaël GlucksmannOlgaFlorent MurerCyril AmourskiNathalie Loiseau
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, est au centre d'une controverse en France pour ses liens avec la propagande pro-russe. Sa présence dans les médias français suscite des critiques, notamment de la part de responsables politiques et d'associations. Le débat sur la liberté d'expression et la désinformation est particulièrement vif dans le contexte actuel de tensions géopolitiques.

Ce qu'il faut retenir

Une manifestation a eu lieu à Paris pour demander des sanctions contre Xenia Fedorova, accusée de relayer la propagande du Kremlin. L'eurodéputé Raphaël Glucksmann a été à l'initiative de cet appel. Les manifestants, comprenant des Russes et des Ukrainiens, réclament une action politique et médiatique contre Fedorova. Des critiques ont également été émises sur la prolongation de son titre de séjour en France, malgré son passé avec un média interdit.

Ce que ça change

Cette affaire soulève des questions sur la liberté d'expression et la responsabilité des médias en France. Elle met en lumière les tensions autour de la désinformation et de la propagande, en particulier dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les appels à des sanctions pourraient influencer le débat politique et médiatique en France, ainsi que les relations avec l'Union européenne.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Xenia Fedorova, ancienne directrice de la chaîne russe pro-Kremlin Russia Today France (RT France), suscite une polémique croissante dans les milieux politiques et médiatiques en France. Devenue chroniqueuse sur les plateaux de CNews et d’Europe 1 – médias du groupe Bolloré – depuis la fermeture de la chaîne, elle est accusée par ses détracteurs d'y relayer la propagande de Moscou. Le 3 juin, une manifestation était organisée devant le siège du groupe Lagardère, qui accueille les deux médias.

Mercredi 3 juin ,en fin de journée, une manifestation s'est tenu devant le siège du groupe Lagardère, qui chapeaute CNews et Europe 1, à l'initiative de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann. Le chef de file du parti de gauche Place publique, candidat à la présidentielle de 2027, avait appelé, plus tôt dans la semaine, à ce qu'on « coupe le micro » de la chroniqueuse Xenia Fedorova.

Une centaine de personnes environ a répondu à l'appel. Parmi elles, des Russes , des Ukrainiens, des citoyens, des responsables politiques... Tous réclamaient, selon les organisateurs, un sursaut politique et médiatique face à Xenia Fedorova, qu'ils accusent d'être une propagandiste du Kremlin.

L'ancienne directrice de RT France est « encore trop impunie », estime Olga, membre de l'association Russie Liberté. « Ce que nous demandons, c'est de la mettre sous sanctions », explique-t-elle. Elle appelle également l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel en France, à « rappeler à l'ordre les médias qui donnent la possibilité à Xenia Fedorova de déballer des fausses informations ».

Autre sujet dénoncé par les manifestants : la prolongation du titre de séjour de Xenia Fedorova jusqu'en 2034, alors qu'elle dirigeait auparavant un média interdit en France . Florent Murer, président de l'association pro-ukrainienne Kalina, estime que son titre de séjour pourrait être remis en cause « s'il y a effectivement les conditions d'un trouble à l'ordre public ». Et pour lui, Xenia Fedorova représente « très clairement » un trouble à l'ordre public.

Le week-end dernier, une tribune publiée dans le Journal du dimanche , également détenu par le groupe Bolloré, invoquait la pluralité de l'information pour défendre celle qui est présentée comme journaliste. Un argument rejeté par Cyril Amourski, journaliste russe qui a couvert le front ukrainien . « Le journalisme, c'est de rappeler les faits et non pas de donner soi-disant deux avis qui se valent », affirme-t-il. Selon lui, « ce que fait aujourd'hui Xenia Fedorova, c'est de la propagande ». Il ajoute que « ​​​​​​​ faire de la propagande de guerre, c'est contraire au droit international » et qu'« aujourd'hui, CNews est devenue le nouveau Russia Today ».

L'affaire dépasse désormais le cadre français. L'eurodéputée Renew Nathalie Loiseau exhorte les dirigeants des 27 États membres de l' Union européenne à sanctionner Xenia Fedorova.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.