Le ministre de la Justice, qui s’est rendu dans le pays pour tenter d’apaiser les tensions, a tenté de dénouer le cas du journaliste sportif condamné à 7 ans de prison pour « apologie du terrorisme »
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, de retour d’une visite à Alger , s’est dit mardi « très rassuré » par la façon dont le journaliste sportif originaire d’Agen Christophe Gleizes, détenu dans ce pays, « est traité » par l’Algérie.
« Nous avons rappelé qu’il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère », a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune « y sera sensible, en tout cas […] je lui fais confiance pour cela ». Le journaliste sportif, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » et détenu depuis près d’un an, a été arrêté dans le cadre d’un reportage en mai 2024 en Algérie.
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, « à la demande du président de la République » française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans. Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes « la reprise de notre coopération judiciaire ».
Il a salué « des échanges extrêmement forts » avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d’un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». « Maintenant, sa peine est définitive, puisqu’il n’a pas fait de pourvoi en cassation », a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune. Le ministre a estimé que le chef de l’État algérien était en mesure « de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation ».
