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economievia Sud Ouest··3 min de lecture

Déficits en Europe : l’Union européenne va donner son évaluation sur Paris, Berlin et Rome

Personnalités citées :Sébastien Lecornu
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Le contexte

L'Union européenne évalue les performances budgétaires des États membres, dont la France, qui fait face à un déficit public croissant. La situation économique en Europe est compliquée par des dépenses militaires accrues et les conséquences de conflits internationaux.

Ce qu'il faut retenir

La France prévoit de maintenir son déficit à 5 % en 2023, malgré des aides pour compenser la hausse des prix du pétrole. Les projections de Bruxelles indiquent un déficit pouvant atteindre 5,7 % en 2027 si aucune nouvelle économie n'est mise en œuvre. Le gouvernement de Sébastien Lecornu s'engage à ramener le déficit sous 3 % d'ici 2029.

Ce que ça change

Les prévisions de déficit pour la France soulèvent des inquiétudes quant à la viabilité des engagements budgétaires européens. Cela pourrait influencer les décisions politiques et économiques à venir, notamment en vue des élections présidentielles de 2027.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que Bruxelles présente ce mercredi 3 juin ses évaluations budgétaires des différents pays européens, certains se retrouvent dans une situation complexe avec un déficit dépassant les 3 %, la limite instaurée par l’Union européenne

Bruxelles présente mercredi ses évaluations des performances budgétaires des pays européens, dont les finances sont mises à l’épreuve par la hausse des dépenses militaires et les répercussions du conflit au Moyen-Orient. Voici les recommandations les plus attendues :

Confrontée à un recul de l’activité économique au premier trimestre, qui ravive les craintes de récession, la France espère néanmoins maintenir son déficit à 5 % cette année, même si elle a dû annoncer des aides pour atténuer l’impact des prix du pétrole sur certaines professions.

Mais selon les projections de Bruxelles, le trou dans les finances publiques pourrait, « à politique inchangée », s’envoler à 5,7 % en 2027, année de l’élection présidentielle française. Si de nouvelles économies n’étaient pas mises en œuvre, la France enregistrerait le déficit le plus élevé de toute la zone euro l’an prochain, d’après ces mêmes prévisions.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu, plongé dans la préparation du projet de budget pour 2027, promet lui de tenir ses engagements européens e t entend ramener le déficit public sous les 3 % du PIB en 2029.

Le chancelier Friedrich Merz a fait assouplir les règles constitutionnelles limitant strictement le recours à la dette, pour pouvoir financer un plan de relance de l’économie.

Combiné à un plan de réarmement massif, cela devrait entraîner un dérapage du déficit à 3,7 % cette année et 4,1 % l’an prochain, selon les prévisions de la Commission européenne. Mais Bruxelles a jusqu’ici épargné à Berlin, longtemps un pays modèle en matière de respect du cadre budgétaire européen, l’humiliation d’une procédure pour déficit excessif.

En effet, le dérapage du déficit allemand est en grande partie lié à la hausse des dépenses militaires, pour lesquelles des exceptions aux règles sont prévues. Une position qui avait été confirmée par la Commission en novembre, lors de sa précédente évaluation des trajectoires financières des États membres.

Près de 15 ans après la crise de la dette italienne, le gouvernement de droite et d’extrême droite dirigé par Giorgia Meloni comptait ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB en 2025.

Cela lui aurait permis de sortir de la procédure pour déficit excessif, mais un ralentissement de l’économie en fin d’année dernière a contrecarré ces espoirs. L’Italie a enregistré en fin de compte un déficit de 3,1 % l’an dernier, et prévoit désormais de revenir dans les clous cette année, en le ramenant à 2,9 %, comme le prévoit aussi Bruxelles. Tout en affichant sa détermination à respecter le cadre européen, le gouvernement de Giorgia Meloni a rouvert un débat sur ces règles, qui avaient été nettement assouplies en 2024 pour exclure la plupart des dépenses militaires.

L’Italie voudrait encore plus de flexibilité, pour aider les États à financer des mesures de soutien en lien avec le conflit au Moyen-Orient. Mais la Commission refuse jusqu’ici, plaidant que les règles actuelles offrent déjà des marges de manœuvre accrues.

Le pays, qui vient tout juste d’adhérer à la zone euro (il a adopté la monnaie unique le 1er janvier) pourrait être aussitôt placé sous procédure pour déficit excessif. Un cadeau de bienvenue qui ne devrait pas surprendre le nouveau Premier ministre bulgare, Roumen Radev. Ce dernier, qui vient de prendre ses fonctions, a lui-même annoncé avoir hérité d’une situation budgétaire très dégradée.

Bruxelles prévoit que le déficit budgétaire bulgare, qui a atteint 3,5 % du PIB l’an dernier, grimpera à 4,1 % cette année et 4,3 % en 2027.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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