En déplacement à Washington pour promouvoir la version anglaise de son livre « Le Suicide Français » , Éric Zemmour a revendiqué ce lundi 8 juin sa proximité idéologique avec le mouvement MAGA de Donald Trump . Invité par le puissant thinktank conservateur Heritage Foundation (qui a écrit le Project 2025 ), le président de Reconquête a défendu des convergences qu’il juge majeures avec la droite américaine, tout en prenant ses distances sur certains sujets internationaux.
Face à une centaine de personnes réunies dans les locaux de la Heritage Foundation , acteur influent du camp conservateur américain, Éric Zemmour a présenté son analyse du déclin occidental. L’ancien candidat à l’élection présidentielle, qui n’a pas encore officialisé ses intentions pour 2027, était venu accompagner la sortie en anglais de son ouvrage, publié aux États-Unis sous le titre « The Suicide of France » .
Dans son intervention, prononcée à partir de notes préparées en anglais, il a élargi son diagnostic à l’ensemble du monde occidental. « Le suicide de la France est devenu le suicide de l’Occident » , a-t-il affirmé devant son auditoire.
Après sa conférence, Éric Zemmour a assumé sans détour les rapprochements entre ses idées et celles du mouvement qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche. « Il n’y a aucune honte à penser qu’on a des accointances idéologiques avec le mouvement MAGA » , a-t-il expliqué.
Le dirigeant de Reconquête a notamment mis en avant des positions communes sur l’immigration et la lutte contre ce qu’il qualifie de « wokisme » . « Nous avons la même approche de l’invasion migratoire, la même approche du wokisme... donc en politique intérieure nous avons des points d’accord majeurs » , a-t-il expliqué.
Ces déclarations ont d’ailleurs été chaleureusement accueillies par Kevin Roberts, président de la Heritage Foundation . Ce dernier a salué un « diagnostic complètement exact » et insisté sur la nécessité, selon lui, d’une mobilisation commune des pays occidentaux.
« De notre point de vue américain, sauver l’Amérique c’est sauver l’Occident. Mais nous ne pouvons pas sauver l’Occident tous seuls » , a-t-il affirmé, citant la France parmi les nations les plus importantes dans ce combat.
Si Éric Zemmour revendique des convergences avec le trumpisme sur les questions intérieures, il a également souligné plusieurs désaccords avec la droite américaine actuelle, notamment sur les enjeux géopolitiques. Interrogé après son intervention, il a critiqué l’attitude des États-Unis concernant le conflit avec l’Iran.
« Déclarer une guerre sans nous prévenir et après dire que nous ne sommes pas de bons alliés, là moi je ne suis pas d’accord » , a-t-il lancé devant les journalistes français présents sur place.
