« Il y a une forme d’emballement, d’enchaînement et d’incitation, d’une certaine manière, à faire n’importe quoi », a estimé ce dimanche le maire de Paris, exprimant son soutien aux forces de l’ordre
Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a relativisé dimanche les débordements qui ont suivi dans la capitale la victoire du Paris-Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions.
« D’abord, hier (samedi) soir, dans l’immense majorité des cas, les gens ont vécu ça en famille, avec des amis. Et c’était une fête extraordinaire », a jugé l’édile sur BFM TV. « Et des incidents en marge des grands événements, ça fait des siècles que ça existe. »
La victoire du PSG a été suivie de débordements à Paris et ailleurs en France, entraînant plusieurs centaines d’interpellations et des dizaines de blessés parmi civils et forces de l’ordre.
Selon Emmanuel Grégoire, « c’est aussi leur médiatisation et peut-être aussi l’obsession de ces fauteurs de trouble qui viennent casser, qui se mettent en scène eux-mêmes sur les réseaux sociaux ». « Il y a une forme d’emballement, d’enchaînement et d’incitation, d’une certaine manière, à faire n’importe quoi », a estimé le successeur d’Anne Hidalgo, exprimant cependant son « immense fermeté là-dessus » et son « soutien aux forces de l’ordre ».
« On va continuer à serrer la vis pour faire en sorte que les familles puissent profiter de la fête. Mais il ne faut pas que ces fauteurs de trouble jettent l’opprobre sur la réalité de la façon dont des millions de Français, pas seulement parisiens, ont vécu la fête hier soir », a-t-il fait valoir.
« Oui, il y a des problèmes, on a été sur le pont toute la nuit avec les forces de l’ordre, les pompiers, avec la protection civile, avec les services d’entretien », a rappelé le maire socialiste. « Mais moi, je veux retenir ça, la fête, et puis on s’occupe du reste », a-t-il enchaîné.
« Trop de bouteilles en verre ont été utilisées comme projectiles et cassées partout dans les rues. Il y a aussi beaucoup de mortiers et d’artifices. Donc on va travailler à ça méthodiquement, mais on a le droit de faire la fête », a-t-il conclu.
