Aller au contenu principal
Toute l'actualité
autrevia Le HuffPost··3 min de lecture

Devant les sénateurs, Pierre-Édouard Stérin assume vouloir influer sur les prochaines élections

Personnalités citées :Pierre-Édouard StérinColombe Brossel
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Pierre-Édouard Stérin est un homme d'affaires français, connu pour sa fortune dans le secteur des coffrets cadeaux. Il a été entendu par une commission d'enquête sénatoriale sur le financement des fondations privées en politique. Ce type de commission vise à éclaircir les liens entre philanthropie et politique en France, un sujet de débat récurrent.

Ce qu'il faut retenir

Pierre-Édouard Stérin a été entendu par une commission d'enquête sénatoriale sur le financement des fondations privées en politique. Il a exprimé son désir d'influer sur les prochaines élections en France, notamment en soutenant des idées libérales conservatrices. Stérin a fondé deux structures philanthropiques, dont l'une vise à influencer le débat politique sans participer directement aux élections. Il a également été interrogé sur la frontière entre métapolitique et politique par des sénateurs, qui ont exprimé leur scepticisme sur ses intentions.

Ce que ça change

L'audition de Pierre-Édouard Stérin met en lumière les enjeux du financement des fondations privées en politique en France. Son engagement à influencer le débat politique pourrait avoir des répercussions sur les prochaines élections, notamment en renforçant les idées libérales conservatrices. Cela soulève des questions sur la transparence et l'éthique du financement politique en France.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Devant les sénateurs, l’homme d’affaires Pierre-Édouard Stérin a été entendu pendant près d’une heure et demie ce jeudi 4 juin ( à écouter plus bas en intégralité ). Le milliardaire conservateur âgé de 52 ans , « exilé fiscal » assumé en Belgique depuis 2012, a répondu en visioconférence aux questions d’une commission d’enquête sénatoriale sur les mécanismes de financement des fondations privées en politique. L’occasion aussi pour lui de laisser affleurer ses idées politiques en vue des prochaines élections en France, et notamment la présidentielle l’année prochaine .

Questionné à de nombreuses reprises sur les deux structures de philanthropie qu’il a fondées, le Fonds du bien commun et Périclès, Pierre-Édouard Stérin a tenté d’en décrire les objectifs, bien distincts selon lui. Là où le Fonds du bien commun « soutient des projets d’intérêt général » sur la culture, l’éducation ou le handicap, Périclès soutient des organisations ou cercles de réflexion susceptibles d’influer sur le débat politique sans participer directement à la compétition électorale.

Qualifiée de projet « métapolitique » par Pierre-Édouard Stérin, la structure a pour but de « diffuser en France des idées libérales conservatrices » . Afin d’aboutir, « nous l’espérons » , à des votes permettant « d’avoir en France une politique de droite libérale conservatrice » dans les « prochains mois » ou les « prochaines années » , a reconnu le milliardaire.

« Mais je ne le fais pas par intérêt » , plutôt pour « être utile » , a-t-il assuré, estimant consacrer seulement « 10 % de son temps » à ces activités. « Je préfère de loin la vie des affaires » , martèle-t-il, un écosystème idéal pour mettre à profit son « principal talent » , à savoir « faire de l’argent » .

Plusieurs sénateurs ont alors fait part en retour de leur scepticisme, notamment sur le périmètre inclus dans la notion de « métapolitique » . « Je n’arrive pas bien à saisir la frontière entre métapolitique et politique » , a pointé la socialiste Colombe Brossel, rapporteure de la commission d’enquête, s’interrogeant notamment sur l’institut Politicae, financé par Pierre-Édouard Stérin, présenté comme une structure destinée à accompagner les candidats au mandat de maire.

« Il n’y a pas de collusion des genres » , a balayé l’homme d’affaires originaire de Normandie, défendant notamment « l’agenda complètement apartisan » de Politicae et le « souci de transparence important » qu’il s’impose.

« S’il fallait me définir politiquement, je me définirais comme étant au centre de la droite » , a encore déclaré celui qui a fait fortune dans les coffrets cadeaux Smartbox, avant de se tourner vers la philanthropie. « Je suis en faveur de la remigration des étrangers délinquants, sans papiers ou au chômage depuis plus de douze mois, donc je suis à droite de l’extrême droite » sur ce point, a-t-il détaillé d’une part, estimant « par contre » se situer « à l’extrême gauche de l’extrême droite sur les sujets économiques » .

Rarissime dans ses apparitions publiques, Pierre-Édouard Stérin a aussi profité de cette tribune pour en dire un peu plus sur sa vie personnelle, entre « parcours scolaire très compliqué » - il a passé cinq ans au lycée avant d’avoir son bac -, passion débordante pour les jeux vidéo et vente sur les marchés des « noisettes du jardin afin d’économiser un peu d’argent » .

Père de cinq enfants, il a confié avoir eu « deux rêves » dans la vie : « devenir champion du monde de tennis » et « devenir milliardaire » . Il n’a réalisé que le second, a-t-il souri, se targuant d’avoir fait fructifier « 5 000 euros prêtés par (s)es parents en 2003 » en « un peu plus d’1,4 milliards d’euros » début 2026.

L’homme d’affaires avait refusé l’année dernière par deux fois une convocation en présentiel d’une autre commission d’enquête de l’Assemblée nationale et a été entendu en novembre à ce sujet par la police judiciaire. Le refus de comparaître devant une commission d’enquête parlementaire est passible de deux ans d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.