Restée plus de six mois dans les tiroirs de l’Assemblée, une proposition de loi contre les violences faites aux femmes et aux enfants va enfin être examinée. Le drame de Lyhanna agit comme un électrochoc et relance le débat sur la capacité des pouvoirs publics à anticiper plutôt qu’à réagir.
Après la mort de la petite Lyhanna, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet réclame l’inscription à l’agenda du Parlement d’un nouveau texte sur les violences sexistes et sexuelles et le gouvernement va s’exécuter. Sébastien Lecornu a fait savoir, lundi 8 juin, que le texte serait transmis au Conseil d’État "dans les meilleurs délais" pour un examen accéléré. Il était temps, car cette proposition de loi transpartisane, signée par 110 députés issus de huit groupes différents, patientait à l’Assemblée depuis plus de six mois. Le gouvernement n’avait pas encore trouvé le temps de l’inscrire à l’ordre du jour. Jusqu’à ce que le drame finisse donc par débloquer un créneau.
Cette loi dite "intégrale" comporte près de 80 articles qui touchent à de nombreux pans de la société pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants : la justice, la sécurité, le foyer familial, les associations, les activités sportives ou encore l’école. Et Sébastien Lecornu promet, en plus, "de nouvelles mesures concrètes" en faveur de la protection de l’enfance.
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