Aller au contenu principal
Toute l'actualité
electionsvia Sud Ouest··4 min de lecture

Élection présidentielle de 2027 : loin de Paris, Gabriel Attal la joue comme Jacques Chirac et lance la bataille du centre face à Édouard Philippe

Personnalités citées :Gabriel AttalJacques ChiracEdouard PhilippeFrédéric Dabi
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a récemment annoncé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2027. Cette annonce s'inscrit dans un contexte où plusieurs figures politiques, dont Edouard Philippe, se positionnent également pour cette élection. La dynamique politique actuelle est marquée par une volonté de renouvellement et de compétition au sein du bloc central.

Ce qu'il faut retenir

Gabriel Attal a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 lors d'un déplacement en Aveyron, s'inspirant de la méthode de Jacques Chirac. Il a mis en avant son ancrage territorial et sa proximité avec les citoyens. Attal se positionne face à Edouard Philippe, qui a également annoncé sa candidature, et tous deux devraient mener leur campagne séparément jusqu'à la fin de l'année. Les sondages joueront un rôle crucial dans la détermination de leur alliance potentielle.

Ce que ça change

L'annonce de la candidature de Gabriel Attal marque le début d'une compétition significative au sein du centre politique français, avec des implications pour l'avenir des alliances entre Renaissance, Horizons et le MoDem. La dynamique entre Attal et Philippe pourrait redéfinir les rapports de force dans la course à la présidence, influençant les stratégies des partis et les attentes des électeurs.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Désormais candidat pour 2027, l’ex-Premier ministre a choisi l’Aveyron pour officialiser son entrée en campagne ; reprenant, au passage, la méthode éprouvée d’un ancien président

C ’est officiel : Gabriel Attal est candidat à l’élection présidentielle. Certes, son ambition élyséenne, nourrie au lait de croissance de Matignon, ne souffrait aucun doute. Mais encore fallait-il franchir le cap, toujours délicat, de la déclaration de candidature. En s’invitant dans la ruralité de l’Aveyron pour sacrifier à ce rituel, l’ex-plus jeune Premier ministre de la Ve République ne s’est pas seulement offert un pas de côté, sinon un pied de nez, à l’égard de la start-up nation, l’ADN originelle du macronisme, il a aussi et surtout mis ses...

C ’est officiel : Gabriel Attal est candidat à l’élection présidentielle. Certes, son ambition élyséenne, nourrie au lait de croissance de Matignon, ne souffrait aucun doute. Mais encore fallait-il franchir le cap, toujours délicat, de la déclaration de candidature. En s’invitant dans la ruralité de l’Aveyron pour sacrifier à ce rituel, l’ex-plus jeune Premier ministre de la Ve République ne s’est pas seulement offert un pas de côté, sinon un pied de nez, à l’égard de la start-up nation, l’ADN originelle du macronisme, il a aussi et surtout mis ses pas dans ceux de… Jacques Chirac.

Ces dernières quarante-huit heures, c’est un hommage franc et direct – une captation d’héritage grinceront ses détracteurs –, qu’il a rendu à l’ancien président. Ce samedi, à Saint-Geniez-d’Olt-et-Aubrac, il a ainsi accompagné le départ des troupeaux en transhumance. Avec au menu : danse traditionnelle, accordéon et petit-déjeuner salé aveyronnais. Gabriel Attal au milieu des vaches, c’est le chiraquisme revisité. Et l’ex-socialiste, révélation des années Macron, ne s’est pas contenté de ce seul clin d’œil appuyé.

En 2002, Jacques Chirac avait confirmé sa candidature à la présidentielle à la faveur d’un déplacement à Avignon, où il avait répondu à une question de la maire Marie-Josée Roig. 24 ans plus tard, Gabriel Attal a procédé de la même manière. Dans le village de Mur-de-Barrez , sur ces terres aveyronnaises où il a passé ces deux derniers jours, il a attendu que le maire Renaissance Pierre Ignace lui demande s’il comptait se présenter pour confirmer ses intentions. Bien sûr la ficelle était grosse, mais cette déclaration de candidature gardera la marque du terrain, loin du sérail parisien, loin d’une annonce en solitaire dans le cadre d’une interview.

« Il n’y a pas eu de fausses notes, observe Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Il a opéré une triple distinction. La première face à Emmanuel Macron et aux reproches qui lui sont faits d’être loin du pays. La deuxième est face à lui-même et à son image, celle de l’école alsacienne, son côté parisien même si sur cette dimension de la proximité, il est plutôt bien noté. Il faut se souvenir de son premier déplacement auprès des sinistrés du Pas-de-Calais lorsqu’il a été nommé à Matignon. Enfin, la troisième concerne Edouard Philippe, qui est déjà déclaré mais qui a choisi de prendre son temps. »

La référence à Jacques Chirac peut-elle s’inviter un peu plus dans cette campagne, comme tente de le faire, sur un autre créneau, Dominique de Villepin, son ex-Premier ministre ? « Attal n’est pas Chirac, personne n’est dupe, répond Frédéric Dabi. Avant 1995, Chirac a été maire de Paris pendant 18 ans, Chirac, c’est un enracinement. Attal, lui, joue l’accélération, voire le saut générationnel. Le candidat idéal de 2027 sera en décalage total avec Macron. Et si Chirac n’est pas Macron, la comparaison s’arrête vite. »

Une certitude : en actant sa candidature à la présidentielle, Gabriel Attal lance aussi la bataille du centre avec Edouard Philippe, le président d’Horizons, conforté lui par sa réélection à la mairie du Havre. « Attal a un socle de popularité élevé, c’est un ingrédient important mais pas essentiel, précise Frédéric Dabi. En revanche, il est très fort chez les femmes et plus faible chez les hommes. Mais surtout l’acte lourd que les Français retiennent de lui, ce n’est pas Matignon, c’est son passage à l’Éducation nationale où ils lui reconnaissent de l’efficacité en particulier sur le harcèlement scolaire et l’abaya qui lui a donné une dimension de fermeté. »

Entre les partis du bloc central, Renaissance, Horizons et le MoDem, un comité de liaison a été mis en place. Mais, l’heure n’est pas à une primaire. Jusqu’en décembre, Gabriel Attal et Edouard Philippe devraient faire campagne chacun de leur côté et Janvier devrait constituer un point de passage décisif. À quatre mois du premier tour, il sera alors temps pour les deux anciens locataires de Matignon d’accorder leurs violons. Le scénario privilégié à ce stade est le suivant : le moins bien placé des deux dans les sondages se rangerait derrière celui qui est en tête dans l’opinion. « Attendons de voir, tempère néanmoins Frédéric Dabi. Si en janvier, Philippe est à 20 % et Attal à 15 %, il n’est pas sûr que les sondages règlent la situation. » Désormais candidat, Gabriel Attal tiendra un premier grand meeting de campagne à Paris, le 30 mai. Edouard Philippe répliquera le 5 juillet, à Paris également. Le match est lancé.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.