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gouvernementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Emmanuel Macron exhorte l’Europe à « se battre » pour « mieux protéger » notre industrie lors d’un déplacement à Amiens

Personnalités citées :Emmanuel MacronFrançois Ruffin
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Le contexte

Emmanuel Macron a récemment engagé des efforts pour promouvoir la réindustrialisation en France, en mettant l'accent sur la nécessité d'une Europe plus protectrice face à la concurrence déloyale. La visite à l'usine Goodyear d'Amiens s'inscrit dans ce cadre, illustrant les défis et les opportunités pour l'industrie française.

Ce qu'il faut retenir

Lors de sa visite à l'usine Goodyear d'Amiens, Emmanuel Macron a appelé à une Europe qui protège mieux son industrie contre la concurrence déloyale, notamment celle de la Chine. Il a souligné l'importance d'investissements pour moderniser les sites industriels, citant les 148 millions d'euros investis à Goodyear depuis 2022. Macron a également évoqué la nécessité de réformes pour accompagner le développement des entreprises et a plaidé pour des mesures de protection au niveau européen.

Ce que ça change

Cette déclaration de Macron pourrait influencer les politiques industrielles européennes et françaises, en renforçant les appels à des mesures de protection contre la concurrence déloyale. Cela pourrait également avoir des répercussions sur les investissements futurs dans l'industrie française et sur la perception des entreprises face aux défis de la mondialisation.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

En visite à l’usine Goodyear d’Amiens, le président de la République a plaidé pour une Europe plus protectrice face à la concurrence déloyale tout en vantant la dynamique de réindustrialisation

« On va se battre pour avoir une Europe qui investit à nos côtés, qui protège mieux notre industrie », a promis lundi Emmanuel Macron lors d’un déplacement à l’usine Goodyear d’Amiens , « parfaite illustration » selon lui de la « bataille pour la réindustrialisation ». Goodyear Amiens, dont l’un des deux sites a fermé il y a une dizaine d’années, condamnant plus d’un millier d’emplois, bénéficie depuis 2022 de 148 millions d’euros d’investissements, dont 44 millions d’euros de subventions publiques, pour moderniser son outil de production. Ces investissements ont permis de préserver l’emploi existant, soit environ 800 postes, selon Pierre-Jean Eraud, président de Goodyear France, et le recrutement d’une centaine de salariés supplémentaires est en cours.

Selon FO Goodyear, c’est le premier programme de recrutement de cette ampleur depuis la fermeture du site d’Amiens Nord en 2014. Emmanuel Macron a engagé début juin sa « crédibilité » sur la réalisation d’investissements étrangers en France, annoncés par dizaines de milliards lors du sommet Choose France .

EN DIRECT | Prise de parole du Président @EmmanuelMacron depuis l'usine de Goodyear à Amiens. https://t.co/4k0XPtE8Xb

Goodyear Amiens montre « que la réindustrialisation est possible […], qu’il n’y a pas de fatalité », a vanté le président de la République. « Mais ça ne se fait pas tout seul », a-t-il poursuivi, insistant sur la nécessité de « réformer » et « simplifier » pour mieux accompagner les projets de développement des entreprises, mais aussi « protéger ».

Car « il y a une concurrence que l’on n’accepte pas, c’est la concurrence déloyale. On doit jouer avec les mêmes règles du jeu », a-t-il dit, en pointant du doigt en particulier la Chine. « Face à ça, on se bat au niveau européen […]. On demande à l’Europe de sévir, de mettre en place des clauses de sauvegarde, des tarifs douaniers et on se bat aussi pour avoir une préférence européenne ».

« Ce n’est pas du protectionnisme, c’est de la juste protection », a ajouté Emmanuel Macron, en citant aussi le cas d’Eurolysine, autre entreprise d’Amiens qui s’estime frappée de plein fouet par une concurrence déloyale chinoise sur son marché des acides aminés pour l’élevage. Pour permettre à Eurolysine de survivre avant de nouvelles mesures européennes très attendues, une recapitalisation de 70 millions d’euros a été annoncée vendredi par son propriétaire, le groupe Avril, et l’État, actionnaire minoritaire de la société via Bpifrance .

« Le président de la République vient, comme toujours, là où apparaît un rayon de soleil. Mais qui ne doit pas cacher qu’il pleut ces temps-ci sur l’industrie de la région », a tempéré le député de la Somme et candidat à l’élection présidentielle François Ruffin, également présent lundi à Goodyear Amiens. François Ruffin a notamment évoqué la débâcle d’Ynsect, start-up locale de production de protéines d’insectes, liquidée l’an dernier bien qu’elle ait bénéficié de 150 millions d’euros d’aides publiques.

Emmanuel Macron poursuit lundi après-midi son déplacement à Amiens, sa ville natale, avec une visite de l’Institut des troubles du neurodéveloppement du CHU.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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