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gouvernementvia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Emmanuel Moulin nommé à la Banque de France : le RN dénonce un «verrouillage» macroniste

Personnalités citées :Emmanuel MacronJean-Philippe TanguyAmélie de Montchalin
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Le contexte

La nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France intervient dans un contexte politique tendu, avec des critiques sur la gestion économique du gouvernement. Emmanuel Moulin, ancien directeur du Trésor, est perçu comme un proche d'Emmanuel Macron, ce qui suscite des interrogations sur l'indépendance des institutions financières françaises.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Moulin a été nommé à la tête de la Banque de France malgré un vote défavorable de 54% des parlementaires. Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National, a dénoncé cette nomination comme un verrouillage des institutions par Emmanuel Macron. Il a également remis en question la compétence de Moulin, le tenant responsable d'importantes erreurs de prévisions budgétaires. Tanguy a souligné les implications de cette nomination pour la voix de la France à la Banque centrale européenne.

Ce que ça change

Cette nomination pourrait renforcer les critiques sur la concentration du pouvoir au sein des institutions françaises, surtout à l'approche des élections présidentielles. Les préoccupations soulevées par le Rassemblement National sur l'indépendance de la Banque de France et son rôle dans la politique monétaire européenne pourraient influencer le débat public sur la gestion économique du pays.

L'article complet

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La nomination d’Emmanuel Moulin, ancien directeur du Trésor, a été actée mercredi malgré le vote défavorable de 54% des parlementaires (58 voix contre, 52 pour), insuffisant pour entraver sa nomination.

Le député Rassemblement National Jean-Philippe Tanguy a mis en cause jeudi la nomination d' Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France , y voyant une stratégie de «verrouillage des institutions» portée par Emmanuel Macron avant la prochaine élection présidentielle.

«On a eu la Cour des comptes où madame Amélie de Montchalin , proche d'Emmanuel Macron et ministre sortante, a été nommée. Et maintenant la Banque de France, qui a des responsabilités sur l'analyse, sur l'accompagnement des entreprises et des ménages» , a déclaré le député de la Somme sur France 2.

La nomination d'Emmanuel Moulin, ancien directeur du Trésor, a été actée mercredi malgré le vote défavorable de 54% des parlementaires (58 voix contre, 52 pour), insuffisant pour entraver sa nomination. Il aurait fallu que les trois cinquièmes des suffrages exprimés se prononcent contre lui.

Jean-Philippe Tanguy a remis en cause la compétence d'Emmanuel Moulin pour le poste, estimant qu'il était «responsable des fameux 40 à 60 milliards d'euros d'erreurs de prévisions de recettes» qui ont conduit «aux pires déficits de la Cinquième République hors crise, en 2022, 2023 et 2024» . Le parlementaire a aussi insisté sur les implications européennes de la nomination.

«La voix de la France à Francfort, à la Banque centrale européenne, sera portée par Monsieur Moulin, donc un très proche d'Emmanuel Macron» , a-t-il dit, estimant que cela «pose un problème puisque la politique monétaire européenne a de fortes implications sur la politique économique nationale» . Avant de revenir sur les ambitions du RN de «renégocier un certain nombre de normes ou de réglementations européennes» . Sur la procédure, Tanguy a reconnu que «la Constitution a été respectée» , mais a posé une question d' «éthique publique» . «Quand vous êtes mis en minorité au Parlement, la moindre des choses, ce serait de partir» , a-t-il estimé.

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