Par Jean-Alexis Gallien-Lamarche , à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
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REPORTAGE - Élaboré par Matignon pour ménager les différentes positions et sortir l’archipel de l’enlisement, le dégel partiel du corps électoral proposé par Sébastien Lecornu peine à convaincre sur l’archipel.
Une campagne au pas de charge qui électrise déjà l’atmosphère. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, en a décidé ainsi : les électeurs de Nouvelle-Calédonie, inscrits sur la liste électorale spéciale provinciale, ont rendez-vous avec les urnes le 28 juin pour élire leurs représentants dans les trois assemblées de province. Un scrutin décisif, car une partie de ces membres siègent ensuite au Congrès, sorte de Parlement local qui vote les lois et désigne les membres du gouvernement. Initialement prévu en 2024, mais reporté en raison des émeutes et des discussions sur l’avenir institutionnel, le vote s’annonce déterminant puisqu’il constituera un baromètre de l’équilibre politique et permettra d’identifier les personnalités en mesure de peser sur les futures négociations avec l’État.
Compte tenu de l’enjeu de ces élections, la question de l’indépendance de Kanaky ou du maintien de l’archipel dans le giron de la France devrait, sans surprise, monopoliser les débats. « Une tendance régulièrement…
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