Aller au contenu principal
Toute l'actualité
parlementvia L'Humanité··2 min de lecture

Enfants réunionnais exilés de force dans la Creuse : la loi de réparation (enfin) adoptée par le Parlement

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Karine LebonNaïma Moutchou
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Entre 1962 et 1984, plus de 2000 mineurs réunionnais ont été déplacés de force vers l'Hexagone, principalement dans des départements ruraux comme la Creuse. Ce déplacement a été justifié par des politiques de repeuplement et a entraîné des traumatismes importants pour ces enfants. La question de la reconnaissance de ces préjudices a été longtemps débattue.

Ce qu'il faut retenir

Le Parlement a adopté une loi de réparation pour les mineurs réunionnais déplacés de force entre 1962 et 1984. Cette loi, portée par la députée Karine Lebon, prévoit la création d'une commission pour la mémoire et une journée nationale d'hommage le 18 février. Elle institue également un droit à réparation sous forme d'allocation forfaitaire. La ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, a salué cette loi comme un acte de justice et de dignité.

Ce que ça change

L'adoption de cette loi marque une reconnaissance officielle des injustices subies par les enfants réunionnais, ce qui pourrait avoir des implications sur la manière dont l'État français aborde les questions de mémoire et de réparation liées à son passé colonial. Cela pourrait également encourager d'autres initiatives similaires pour d'autres groupes ayant subi des préjudices.

L'article complet

Source originale sur humanite.fr

Le Parlement a définitivement adopté, mardi 16 juin avec un dernier vote de l’Assemblée nationale, la proposition de loi de la députée du groupe GDR (communistes et ultramarins), Karine Lebon, visant à reconnaître et réparer les préjudices subis par les mineurs réunionnais déplacés de force dans l’Hexagone entre 1962 et 1984. Un scandale qui a touché plus de 2 000 enfants.

Une profonde injustice enfin reconnue. Le Parlement a définitivement adopté, mardi 16 juin avec un dernier vote de l’Assemblée nationale, la proposition de loi de la députée du groupe GDR (communistes et ultramarins), Karine Lebon, de réparation au bénéfice des plus de 2000 mineurs réunionnais arrachés à leurs terres et déplacés vers l’Hexagone entre 1962 et 1984.

Plus d’un demi-siècle plus tard, c’est en présence d’une délégation de rescapés et d’associations les défendant que le texte de l’élue réunionnaise a été approuvé. Il prévoit notamment la création d’une commission pour la mémoire, l’institution d’une journée nationale d’hommage le 18 février et l’ouverture d’un droit à réparation sous forme d’allocation forfaitaire versée par un fonds mis en place par l’État.

« Le choix d’ouvrir un droit à réparation n’est pas une consolation mais une reconnaissance nationale , avait expliqué Karine Lebon, lors d’un premier vote en début d’année. Réparer ne signifie pas tourner la page, mais rendre ce qui peut l’être. »

Soit la « reconnaissance nationale » des torts de l’État dans ce scandale, symbole d’un rapport colonial aux Outre-mer , qui a conduit, durant deux décennies, au déplacement forcé de 2 015 mineurs de La Réunion vers 83 départements hexagonaux, principalement ruraux.

Déracinement, ruptures familiales, changements d’état civil brutaux, voire maltraitances et humiliations ont été à l’origine de profonds traumatismes pour ces enfants, nouveau-nés comme adolescent, initialement placés au sein de l’Aide sociale à l’enfance , sous couvert de répondre au doublement de la population réunionnaise en trente ans et de repeupler des zones rurales comme la Creuse. Département ayant accueilli le plus d’enfants, d’où le surnom de ces mineurs parfois baptisés « enfants de la Creuse ».

Mineurs réunionnais envoyés de force dans la Creuse : l’Assemblée adopte une loi de réparation pour ces enfants devenus grands

« Des milliers de trajectoires bouleversées par l’exil, par la séparation des familles, par la rupture brutale avec une terre, avec une langue, avec une filiation », a détaillé la ministre des Outre-Mer Naïma Moutchou, saluant l’adoption d’un « texte de justice et de dignité » qui touche aux « parts d’ombre » de l’histoire de France.

« C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. » Tel était « Notre but », comme l’écrivait Jean Jaurès dans le premier éditorial de l’Humanité, le 18 avril 1904. 122 ans plus tard, il n’a pas changé. Grâce à vous. Soutenez-nous ! Votre don sera défiscalisé : donner 5€ vous reviendra à 1.65€. Le prix d’un café. Je veux en savoir plus !

Enfants réunionnais exilés de force dans la Creuse : la loi de réparation (enfin) adoptée par le Parlement

Texte extrait depuis l'article original sur humanite.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur humanite.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.