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Free party sauvage dans l’Hérault : des centaines de teufeurs toujours sur place ce dimanche

Personnalités citées :Sophie Mazas
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Le contexte

La loi Ripost est un projet législatif en cours qui vise à durcir la réglementation sur les événements de type rave party en France. Ce projet a suscité des réactions et des mobilisations de la part des collectifs de défense des free parties, qui s'opposent à cette législation. La situation actuelle à Ferrières-les-Verreries s'inscrit dans ce contexte de tensions entre autorités et organisateurs d'événements non déclarés.

Ce qu'il faut retenir

Une free party se déroule ce week-end à Ferrières-les-Verreries, rassemblant plusieurs centaines de participants malgré un arrêté interdisant ce type d'événements jusqu'à fin 2026. La préfecture a mobilisé 160 gendarmes pour sécuriser le site et contrôler les sorties, avec des amendes déjà délivrées pour des infractions liées aux stupéfiants et aux armes blanches. Le projet de loi Ripost, qui durcit la pénalisation des organisateurs et participants de rave parties, est actuellement en débat au Parlement.

Ce que ça change

La situation met en lumière les tensions croissantes entre les autorités et les organisateurs de free parties, exacerbées par le projet de loi Ripost. Les mobilisations contre cette législation pourraient influencer le débat parlementaire et la perception publique des événements festifs non déclarés en France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que le cadre législatif est en passe de se durcir avec la loi Ripost, une nouvelle fête non déclarée se tient ce week-end au nord de Montpellier

Plusieurs centaines de personnes sont toujours rassemblées dimanche pour une free party commencée dans la nuit de vendredi à samedi sur un terrain situé sur la commune de Ferrières-les-Verreries, au nord de Montpellier, selon les autorités. Dans un point de situation publié sur les réseaux sociaux dans la matinée, la préfecture indique que « 50 véhicules (200 personnes) ont déjà quitté les lieux » et précise que le nombre de participants est désormais « estimé à 1 800 personnes ».

« Il y a probablement entre 5 000 et 10 000 participants », estime, pour sa part, Sophie Mazas, avocate, présidente de la Ligue des Droits de l’Homme dans l’Hérault, qui appelle à plus de concertation entre organisateurs et Préfecture, et présente sur les lieux aux côtés de France Nature Environnement.

Sur le terrain occupé par la free party, dont une partie est située en zone Natura 2000 Hautes Garrigues du Montpelliérais, « un périmètre de protection pour protéger la flore a été installé », a indiqué Sophie Mazas. « Des espèces protégées ont été entourées par des rubalises (des rubans de signalisation : ndlr). Les organisateurs ont également fait de grands affichages sur des draps pour sensibiliser les participants », a-t-elle ajouté.

Au total, près de 160 gendarmes sont mobilisés pour sécuriser le site et procéder aux contrôles en sortie, précise la préfecture qui annonce qu'« une centaine d’amendes forfaitaires délictuelles ont été délivrées pour des usages détentions de stupéfiants et des détentions d’armes blanches ».

Dans l’Hérault, un arrêté interdit « l’organisation de tout événement de type rave party sur l’ensemble du territoire jusqu’à la fin de l’année 2026 ». À l’appel des collectifs de défense des free parties, une mobilisation avait rassemblé le week-end précédent plusieurs centaines de manifestants à Marseille et Montpellier notamment, protestant contre le projet de loi Ripost , qui veut durcir leur pénalisation. Samedi, à Rennes, plusieurs milliers de personnes ont organisé une nouvelle « manifestive ».

Adopté au Sénat, le projet de loi Ripost attend d’être débattu à l'Assemblée nationale. Pour les organisateurs de fêtes, il prévoit une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, et jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende pour les participants. Le seuil de déclaration obligatoire en préfecture serait abaissé à 250 participants contre 500 actuellement.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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